Entre les États-Unis et l’Iran, le jeu du chat et de la souris continue. En effet, après que l’Iran ait confirmé son intention de mettre en parenthèses ses engagements pris dans le cadre de l’accord sur le nucléaire, en 2015, Washington a décidé d’accentuer la pression sur son rival. Une nouvelle escalade qui n’augure rien de bon.

Dans les faits, Washington a estimé que le “chantage nucléaire” effectué par Téhéran ne devait pas faire sortir le gouvernement de sa ligne de conduite. Hier, Téhéran a ainsi confirmé son intention de ne plus respecter les limites imposées par le traité de 2015 concernant ses réserves d’eau lourde et d’uranium enrichi. De fait, d’ici quelques jours, Téhéran devrait disposer de plus que ce qu’elle est autorisée à avoir. Face à la perspective d’un nouveau départ dans sa course à l’arme nucléaire, les États-Unis ont confirmé leur intention de ne rien céder.

1000 hommes supplémentaires envoyés

Interrogé à ce sujet, Patrick Shanahan, chef du Pentagone, a confirmé que l’objectif américain n’était pas d’entrer en guerre avec Téhéran, mais bel et bien de trouver une porte de sortie pérenne. En détail, Washington souhaite qu’un nouvel accord sur le nucléaire soit signé, un accord encore plus restrictif pour l’Iran. Afin d’accentuer la pression sur Téhéran, ce dernier a également confirmé que 1000 soldats américains supplémentaires allaient être dépêchés sur place, à des fins purement défensives.

Cette annonce intervient quelques jours seulement après que deux pétroliers japonais et norvégiens aient été pris pour cible en mer d’Oman. Un incident qui a une nouvelle fois ravivé les tensions, Washington assurant avec certitude que Téhéran était derrière cette attaque. Une première vidéo montrant un petit navire se rendre juste à côté du Kokuka Courageaous, le navire japonais, a récemment été dévoilée tandis que onze nouvelles photos viennent d’être à nouveau rendues publiques. Sur ces images, un objet métallique de près de huit centimètres de diamètre peut être observé, attaché à la coque du navire, objet présenté comme étant la bombe qui n’aurait pas explosé.

Washington remet la pression sur Téhéran

Si Washington semble être persuadée que l’Iran est derrière cette attaque, l’Union européenne elle, a refusé de s’aligner sur ces déclarations, estimant qu’il n’y avait pas assez de preuves allant dans ce sens. Toutefois, ces accusations auront poussé Téhéran à revoir sa copie et à mettre en place un plan de riposte offensif.

En dévoilant son intention de ne plus respecter les limites prévues par l’accord international concernant ses réserves d’uranium enrichi, l’Iran a prouvé qu’il était prêt à répondre au défi Américain et ce, par tous les moyens. Une stratégie toutefois dangereuse pour les deux parties qui se retrouvent désormais à devoir se faire face, chaque décision étant suivie d’une réponse adverse.

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