Parmi les partis ayant répondu à l’invitation de Patrice Talon hier lundi, il y avait les Forces Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE). Une formation politique qu’on n’attendait pas forcément au palais de la Présidence, vu son opposition au régime actuel. Sa décision de rencontrer le président de la République lui a d’ailleurs valu des critiques.

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“Si nous n’existons pas juridiquement, c’est que le combat politique devrait s’arrêter”

Pour Nourénou Atchadé, porte-parole du parti, accepter de participer à une concertation avec Patrice Talon ne veut nullement dire qu’on se range de son côté. De plus,  les FCBE doivent exister en tant que parti politique. « Nous sommes une formation politique et notre credo, c’est d’exister, de mener les combats politiques, d’avoir le pouvoir d’Etat et de l’exercer.  Si nous n’existons pas juridiquement, c’est que le combat politique devrait s’arrêter pour nous. Je crois qu’en homme politique nous devons avoir en idée l’existence juridique du parti. C’est ce qui fonde en grande partie notre déplacement au palais de la Marina » a-t-il expliqué au cours d’un point de presse ce matin.

L’invitation avait d’ailleurs pour objet de discuter du statut juridique des partis dont la formalisation est en souffrance. C’est en tout cas, ce que le chef de l’Etat avait laissé croire, informe Nourénou Atchadé. L’opposant a par ailleurs assuré que la participation de son parti à cette rencontre n’entame en rien sa « volonté et son credo de lutter contre la dictature dans notre pays, de lutter contre l’exclusion des partis, les arrestations arbitraires et contre tous les maux dont souffre notre pays ».

Une pensée pour Yayi

Notons qu’à l’entame du point de presse, l’opposant a eu une pensée pour Boni Yayi, le président d’honneur du parti. « Je voudrais prier Allah de le soutenir et de lui donner la bonne guérison » a-t-il déclaré. L’ancien président est depuis quelques semaines en Europe pour « suivre des soins ».

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1 COMMENTAIRE

  1. Je partage entièrement la position du parti FCBE.
    Face à un adversaire qui ne connait ni loi ni valeur, il faut s’efforcer à lui arracher ce qui est possible en attendant mieux.
    Si moi, j’étais un acteur politique, on aurait accepté la révision de la constitution proposée. C’est une manoeuvre pour les écarter, malheureusement , Talon a réussi à les piéger.
    Si la prolongation du mandat des députés avaient eu lieu, l’opposition serait maître du parlement, et la destitution de Patrice Talon serait déjà une réalité.
    Il faut faire le con pour surprendre celui qui se dit rusé. C’est ce que l’opposition n’arrive pas à faire.

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