Emmanuel Macron. - Ludovic Marin - AFP

En marge du fameux défilé militaire du 14 juillet, le président français Emmanuel Macron a annoncé un peu à la surprise générale, la création d’un « grand commandement de l’espace ». Un discours d’une vingtaine de minutes au cours duquel le pensionnaire de l’Élysée a souligné les nouvelles menaces qui pèsent sur ce monde.

Ainsi, ce « grand commandement de l’espace », va être créé et développé au sein de l’armée de l’air. Celle-ci deviendra d’ailleurs à terme, « l’armée de l’air et de l’espace ». Une annonce surprenante, qui a tout d’abord été proposée par la ministre des Armées, madame Florence Parly. Une doctrine militaire qui permettra à la France de se défendre par l’espace, qui devient un enjeu de plus en plus important.

Macron annonce une armée de l’espace

Au mois de septembre 2018, Florence Parly avait déjà effleuré le sujet, sans trop en dévoiler. À l’époque, celle-ci confiait qu’il était temps pour la France de mettre en place les grandes lignes de sa nouvelle stratégie de défense. Aujourd’hui, la réalité est que l’espace devient un enjeu international. Entre satellites envoyés en orbite où conquêtes des réseaux et des télécommunications, les grandes puissances peuvent représenter une nouvelle menace inédite.

Paris muscle son jeu

La stratégie de défense souhaitée par le président et sa ministre est donc désormais prête. Un véritable défi pour la France qui, après la Chine, la Russie et les États-Unis, devient la quatrième nation à comprendre les enjeux véritables de la course à la défense spatiale. De plus en plus militarisé et stratégique, ce sanctuaire pourrait être le nouveau théâtre de divers affrontements. Pour s’assurer une place de choix, 3,6 milliards d’euros ont récemment été débloqués en faveur de la mise en place d’un programme, qui s’étendra entre 2019 et 2025.

L’idée, dans un premier temps, est de financer le renouvellement des divers satellites français, comme le CSO, le satellite d’observation, ou le Syracuse, le satellite de communication. En outre, Paris envisage également la mise en orbite de trois nouveaux satellites d’écoute électromagnétique alors que le radar spatial GRAVES devrait lui aussi bénéficier d’un petit coup de neuf.

Voir les commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

SVP, Entrez votre commentaire
SVP saisissez votre nom