Kim Darroch, ancien ambassadeur britannique aux États-Unis, s’est notamment fait connaître pour ses multiples sorties polémiques à l’encontre du gouvernement américain, mais aussi et surtout, à l’encontre du président Trump. La Maison-Blanche, qualifiée d’incompétente, n’a d’ailleurs pas tardé à réagir, assurant que Darroch était un homme « stupide », qui n’avait pas les faveurs du gouvernement.

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Face à la polémique, ce dernier a d’ailleurs pris la décision de quitter son poste, et ce, malgré le soutien indélébile de Theresa May. Toutefois, les révélations, elles s’enchaînent et de nouvelles sorties signées Darroch viennent d’être révélées à la presse. Ainsi, selon les mots de ce dernier, le président américain aurait décidé de se retirer de l’accord sur le nucléaire iranien, dans le simple but d’énerver son prédécesseur, Barack Obama. Afin d’étayer son propos, le diplomate aurait écrit dans une note interne, que l’administration Trump, pour des questions idéologiques, aurait décidé de tabler sur « un acte de vandalisme politique ».

Washington ne serait préparé à rien

Ces révélations elles, interviennent alors qu’une première salve de critiques a été dévoilée il y a quelques jours, poussant d’ailleurs le représentant britannique à quitter son poste. Aujourd’hui, celles-ci continuent donc, dans une sorte d’épisode 2, qui pourrait faire jaser. En effet, selon Darroch, la situation n’a rien de reluisant pour le gouvernement américain, qui n’aurait rien préparé en amont. Résultat, les États-Unis se retrouvent avec absolument aucune stratégie pour « le jour d’après ». Mike Pompeo en serait d’ailleurs bien conscient et, au cours de ses diverses discussions avec Boris Johnson ou lui-même, aurait parlé de « la décision du président ».

L’accord de 2015, une erreur pour Trump

Pour rappel, le traité de Vienne, signé en 2015 par l’Iran, les États-Unis, la Chine, la Russie, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, a permis la mise en place d’un cadre clair et précis concernant la course au nucléaire. Téhéran, qui souhaite se doter de l’arme nucléaire, se retrouve toutefois acculé puisque Washington, après avoir quitté l’accord, a annoncé une série de sanctions contre son ennemi afin de le pousser à plier, rompre et accepter la signature d’un nouvel accord, en plus restrictif cette fois. De fait, ne souhaitant pas se laisser faire, l’Iran réagi et enchaîne les déclarations tapageuses ainsi que les décisions provocatrices. Récemment, un drone américain a ainsi été abattu alors que le président Rohani a confirmé que son pays allait franchir la limite des stocks d’uranium enrichi imposée par Vienne.

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