La politique actuellement menée par le président américain peut aisément être qualifiée d’offensive. Ultra-protectionniste, le président Trump, n’hésite pas à mettre en avant les intérêts économiques américains afin de justifier ses prises de décisions. Problème, selon certains experts, le fait de se fermer les portes de nombreux marchés, pénalise l’économie américaine plus qu’elle ne la booste.

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Un constat assez incroyable, d’autant que l’économie américaine semble être plus forte que jamais. Faible inflation, croissance économique stable et pointée vers le haut, bon nombre de créations d’emplois… La situation semble être plutôt positive quand on sait à quel point les décisions du président Trump sont décriées. En effet, les escalades multiples avec la Chine, la guerre des mots que se livrent les États-Unis et l’Iran, la guerre en Syrie, la politique anti-immigration très forte du président, rien ne semble être en mesure d’arrêter l’élan de la bonne santé américaine.

Une bonne santé en trompe l’œil ?

Cependant, cette bonne santé apparente cache la forêt. Selon Ben Casselman, du New York Times, la croissance américaine, bien que très forte, sera sensiblement moins importante que celle du trimestre précédent, à 2.1%. « C’est bien moins que les 3.1% de croissance au premier quart de l’année » a-t-il ainsi affirmé, ajoutant que l’objectif de 3% annoncé par le gouvernement ne sera clairement pas atteint. Même son de cloche avec l’inflation annoncée, dont le taux a augmenté plus vite que prévu avec des prix à la consommation qui ont pris 2.3%.

Une croissance revue à la baisse

En d’autres mots, la croissance économique est en train de considérablement ralentir et ne sera pas aussi importante que prévue. On se souvient que Larry Kudlow avait ainsi annoncé en 2018, que la barre des 4% de croissance serait vite dépassée. Une estimation qui, aujourd’hui, paraît inimaginable à atteindre. La raison ? Le président Trump ferait en fait peur à l’économie globale, mais aussi à l’économie nationale. Aujourd’hui, les investisseurs semblent avoir de plus en plus peur de se lancer dans l’aventure américaine, une aventure qui peut très vite devenir compliquée à la vue des nombreuses tensions et possibles barrières qui peuvent se dresser sur le chemin. La preuve, les investissements ont chuté de 0.6% au cours du dernier semestre.

De mauvais chiffres qui pourraient coûter cher

Autre point à mettre en avant, les investissements étrangers qui, en 2015 et 2016 ont atteint les 482 et 486 milliards de dollars. Avec l’arrivée du président Trump et la mise en place d’une politique de défiance vis-à-vis de l’international, ce montant des investissements étrangers a chuté, s’établissant à 292 milliards de dollars. En 2018, la situation s’est empirée, à 268 milliards de dollars alors qu’au premier semestre de l’année 2019, une nouvelle baisse de 5% a été enregistrée. Sans surprise, les investissements chinois ont plombé ces statistiques, ces derniers chutant de 87.9%. Des chiffres qui pourraient lui coûter très cher en vue de l’élection de 2020.

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1 COMMENTAIRE

  1. Vrai que ce résultat de 2,1% de croissance de l’économie américaine au 2ème trimestre, à comparer à notre 0,2% de croissance nationale, est un résultat qui peut faire frémir les grands experts, et évidemment ceux du New-York Times, dont les pronostics et l’objectivité valent ceux de notre « Monde », qui livrent à ses derniers lecteurs de piteuses colonnes lézardées.
    Temps de vacances, donc tout est pardonné à l’auteur de ces lignes, probablement distrait, à qui l’on peut recommander de lire la une de Challenges : « Le dollar monte face à l’euro, porté par la croissance américaine ».

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