Ce samedi, à Morogoro, à environ 120 km à l’ouest de la capitale et du pôle économique du pays, Dar-es-Salaam en Tanzanie alors qu’une foule essayait de siphonner le carburant d’un pétrolier qui s’était écrasé, un drame se produisait. Le camion-citerne en explosant faisait une soixantaine de personnes tuées et 70 autres blessées.

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Victimes de leur convoitise

Selon des témoins, à peine le camion-citerne transportant du pétrole se serait écrasé ce samedi matin, que des dizaines de personnes s’étaient rassemblées autour, tentant par les fuites de la citerne d’en siphonner le contenu. Des images avant l’explosion circulant en ligne auraient montré une foule nombreuse recueillant le liquide des flaques dans des bidons jaunes après la chute du véhicule. Seulement comme il était à redouter dans ce type d’accident, le carburant très volatile aurait pris feu, happant dans un immense brasier, les riverains mal intentionnés. Et l’on pouvait voir sur des vidéos en ligne les restes brûlés de dizaines de jeunes hommes.

Daniel Ngogo, présent lors du drame déclarait à la presse en substance ; «La situation est vraiment mauvaise. Beaucoup de gens sont morts ici, même ceux qui ne volaient pas de carburant à cause de la proximité de nombreuses personnes» et le porte-parole du gouvernement, Hassan Abbasi, de publier sur twitter « Nous avons été attristés par des informations faisant état d’un accident impliquant un camion de carburant à Morogoro, qui a pris feu et a brûlé plusieurs personnes » ; alors que le bureau du Chef de l’état , John Magufuli, disait dans un communiqué de presse toute sa tristesse de voir des concitoyens être les victimes d’un drame qu’on aurait pu éviter.

Un drame qui serait fréquent en Afrique de l’Est et qui serait selon Henry Bantu, spécialiste de la sécurité routière à la tête de la fondation Safe Speed, basée en Tanzanie, dû au fait que les populations étaient peu sensibilisées au danger de la forte probabilité d’explosions des citernes de carburant lorsqu’elles étaient endommagées. En 2010, un drame similaire faisait 200 victimes parmi des villageois en République démocratique du Congo ; 29 dans la banlieue de la capitale ougandaise, Kampala, en 2013 et 73 personnes dans un village isolé du Mozambique en 2016.

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