Trump Rohani

Depuis l’arrivée du président Trump au pouvoir, la peur d’une réelle guerre au Moyen-Orient, se fait de plus en plus pressante. Il faut dire que personne ne souhaite lâcher face à l’adversaire et le moindre coup est permis pour faire comprendre que personne ne rendra la tâche facile. Depuis quelques semaines d’ailleurs, la situation s’est gravement tendue.

Tout a débuté après que le président américain ait confirmé le retrait américain de l’accord sur le nucléaire de 2015, mais aussi et surtout, le rétablissement des sanctions économiques imposées à Téhéran. Depuis, l’économie iranienne plonge et, acculé de partout, l’Iran a décidé de jouer sa carte maîtresse en assurant être prêt à revoir sa position concernant le nucléaire si personne ne lui venait en aide.

Une série de sanctions

De quoi aggraver la situation, déjà bien tendue. En effet, des drones américains et iraniens ont été abattus par les forces armées respectives alors que l’Iran est soupçonné d’agir dans l’ombre au niveau du détroit d’Ormuz, haut lieu de passage de pétroliers, en bloquant certains navires. Face à toutes ces actions, Washington a d’ailleurs confirmé la mise en place de nouvelles sanctions à l’encontre de l’ayatollah Ali Khamenei ainsi qu’à l’encontre du ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Zarif.

Récemment interviewé, le président iranien Hassan Rohani a d’ailleurs tenu à être très clair, l’Iran se prépare au pire. En effet, le gouvernement semble être désormais certains que rien ne sera acquis par la voix diplomatique. « Nous n’agissons pas selon l’idée que nous arriverons à des résultats via le dialogue et un accord » a-t-il ainsi lancé, défiant, ajoutant que l’Iran avancerait désormais pas à pas, avec une certaine forme de prudence qui obligera Téhéran à ne pas se projeter sur le long terme. Un message qui tend également à prouver que ce dernier commençait visiblement à perdre l’espoir d’une aide européenne.

Rohani compte sur les Européens

Depuis le début, Rohani tente effectivement de motiver les Européens à soutenir le régime iranien. Toutefois, la pression américaine est telle qu’il est pratiquement impossible pour la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, les pays signataires de l’accord de Vienne, de se plier aux demandes iraniennes. Toutefois, ces trois nations continuent de plaider en faveur d’une sortie de crise par le dialogue et la diplomatie. Une stratégie qui semble aujourd’hui improbable, Téhéran qualifiant même les dernières décisions américaines, d’enfantines.

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