Le Bénin accueille depuis ce matin, la réunion annuelle des directeurs des Programmes élargis de vaccination (Pev) des pays de l’Afrique de l’Ouest. Elle a lieu sur trois jours à Cotonou dans un contexte particulier qui appelle à d’autres stratégies et engagements.

Cette réunion prévue du 24 au 26 septembre 2019 a lieu à quelques mois de la fin du Plan d’action mondial pour la vaccination, dans une situation qui présente encore de nombreux défis. Le représentant adjoint de l’Unicef au Bénin, Dr François Kampundu, évoque entre autres, les disparités frappantes qui persistent dans l’accès aux vaccins; les taux de vaccination au niveau mondial qui stagnent dangereusement du fait des conflits, des inégalités et d’un lâchement  de la vigilance selon les nouvelles estimations de l’Oms et de l’Unicef.

Il souligne également que la stratégie « Atteindre chaque district sanitaire et chaque Enfant » n’a pas produit les résultats escomptés en Afrique. «Un enfant sur cinq en Afrique ne reçoit pas tous les vaccins les plus élémentaires dont il a besoin. Et c’est pour cela que trois maladies –la rougeole, la rubéole et le tétanos néonatal- restent endémiques » ajoute-t-il.

La responsabilité des gestionnaires de vaccination

Ce tableau, selon le représentant adjoint de l’Unicef, appelle ces directeurs des Pev à prendre à partir de la réunion de Cotonou, un départ pour un leadership affirmé et des engagements concrets qui permettront de changer la situation. Le directeur de cabinet du ministre béninois de la santé, Dr Pétas Akogbéto, les invite à une analyse critique et lucide des progrès obtenus et des défis qui persistent en lien avec le Plan d’action mondial pour la vaccination.

La présente réunion doit être, outre la célébration des succès, une plateforme pour l’étude des stratégies susceptibles de régler les défis rencontrés, le renforcement de l’appropriation nationale pour le financement domestique durable et le plaidoyer, selon Dr François Kampundu.

Pour éviter des millions de décès par an

Il plaide pour la mise en place de mécanismes nationaux innovants, d’alliances ou de fondations nationales en faveur de la vaccination car la vaccination, informe-t-il, prévient des maladies déprimantes et les invalidités, et permet de sauver chaque année deux à trois millions de décès chez les enfants selon les estimations de l’Oms. « Il est temps que la vaccination soit effectivement un cadeau pour la vie pour chaque enfant en Afrique», affirme Dr François Kampundu.

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