L’arrivée du secrétaire d’État américain Mike Pompeo et du représentant spécial américain pour l’Iran Brian Hook aux Emirats Arabes Unis par la base aérienne Al-Bateen, ce jeudi 19 septembre, n’est pas fortuit. Les USA selon le haut fonctionnaire de l’administration Trump, rechercheraient une solution pacifique à la crise déclenchée par les attaques contre les installations pétrolières saoudiennes, il y a quelques jours.

Quand les USA recherchent une solution « pacifique » avec l’Iran

Quand l’Arabie Saoudite avait annoncé il y a quelques jours une attaque contre son installation pétrolière, l’une des plus importantes au monde, la réaction américaine avait été quasi immédiate.«Nous sommes verrouillés sur une cible et prêt à faire feu » avait publié le président américain Donald Trump, ajoutant qu’il n’attendait que la confirmation de Riyad  pour agir. Et le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, de prévenir qu’une quelconque attaque des USA ou de quelque de ses alliés, l’Arabie Saoudite en l’occurrence, ne pouvait que déclencher une guerre totale ; « Nous ne voulons pas de guerre, nous ne voulons pas nous engager dans une confrontation militaire(…) Mais nous ne clignerons pas des yeux pour défendre notre territoire » avait déclaré le diplomate iranien.

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Depuis, la position de Washington semble avoir évolué. Si Pompeo estime qu’il existe un « consensus énorme dans la région » sur le fait que c’était bien l’Iran qui avait mené les attaques, il ne veut pas pour autant mettre le feu au poudre. «Nous aimerions une résolution pacifique. Je pense que nous avons démontré cela (…) J’espère que la République islamique d’Iran voit les choses de la même manière » a t-il déclaré ce jeudi lors d’une rencontre avec les responsables saoudiens.

Un changement de ton que l’on pourrait peut-être attribuer au fait que l’OTAN en premier avec le secrétaire général Jens Stoltenberg avait exhorté toutes les parties à éviter l’escalade . Les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies, la Russie, la Chine, ainsi que l’Union européenne ont également tenu le même discours. Ils invitent les États-Unis à ne pas tirer de “conclusions hâtives” sur l’attaque.

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