La Cour constitutionnelle du Bénin organise depuis hier à Cotonou, un colloque scientifique sur le thème «Cour constitutionnelle entre rupture et continuité». C’est sans la participation de certaines personnalités aussi de premier rang parlant de cette juridiction et du droit constitutionnel au Bénin.

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«Serait-ce pour se donner bonne conscience des actes posés ou des décisions prises dont on souhaiterait obtenir la validation ou l’onction de ses pairs ou serait-ce pour se conforter dans la légitimation publique ou tout au moins collective d’une nouvelle approche du dynamisme décisionnelle de la juridiction constitutionnelle?».

Le président de la Cour suprême du Bénin et président des Hautes juridictions africaines francophones, Ousmane Batoko, s’interroge sur les motifs avouables et non avouables qui pourraient sous-tendre l’organisation du colloque scientifique de la Cour constitutionnelle du Bénin à à peine 15 mois du début de la nouvelle mandature.

Leur réponse

Contrairement à lui, d’autres personnalités n’ont pas eu besoin de se rendre à ce colloque pour avoir la réponse. Leur absence était remarquée à la cérémonie d’ouverture. On pouvait citer entre autres, les anciens présidents de la Cour constitutionnelle Me Robert Dossou, professeur Théodore Holo et le président de l’Association béninoise de droit constitutionnel (Abdc), professeur Joël Aïvo.

Visiblement, ils refusent de donner leur caution à cette Cour Djogbénou ou de ne pas se livrer à un exercice qui visiblement n’était pas si utile, excepté la visibilité médiatique que la mandature actuelle en tire. En effet, la question est de savoir si on avait vraiment besoin d’un colloque international pour savoir ou se prononcer sur la position désormais du juge constitutionnel béninois entre la rupture et la continuité.

Le glas déjà sonné

«Pour certains, aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur du Bénin, ce juge semble avoir sonné le glas de la démocratie au Bénin. Certaines décisions du juge constitutionnel béninois ont en effet ébranlé bon nombre de juristes africains dans leur certitude scientifique », rapporte Ousmane Batoko dans son discours à l’ouverture de ce colloque. Pour d’autres, a-t-il ajouté, « il s’agit plutôt d’une révolution jurisprudentielle constitutionnelle qui est en marche dans notre pays ». On parlerait de révolution jurisprudentielle contre la constitution, contre la démocratie au Bénin.

De plus, le gouvernement de la rupture avait déjà annoncé les couleurs de sa position entre la continuité et la rupture quand il boycottait en 2018, le colloque international organisé dans le cadre des 25 ans de la Cour constitutionnelle sous la mandature précédente et à quelques jours de l’installation de la mandature Djogbénou. Mieux que les discours du présent colloque, les pratiques de la juridiction renseignent sur sa position.

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10 Commentaires

  1. Djogbénou se croit plus intelligent que tout le monde. Mais ses prédécesseurs ne vont pas cautionner la *** qu’il a installé à la cour constitutionnelle du Bénin.

    Malgré tout le travail laborieux de ses prédécesseurs ***** cette prestigieuse institution et la démocratie béninoise avec.

    Un agrégé tropical est bien différent d’un autre venu des pays du nord. Nous sommes dans l’obligation de faire le constat, car les faits sont là visibles et bien palpables.

  2. Et lui et tous les autres l’histoire leur rappeler tjrs dame Amoussou et consorts. Car elle n’est pas seule cette dame. Jusqu’à leur 7 ème génération l’histoire le leur rappeler. Et Dieu sait même dans 20 ou 30 ans ils répondront de ces crimes qui sont imprescritibles

  3. cette photo illustre bien…l’état de décripitude totale..de notre pays..
    Des visages tristes…manifestation d’une certaine honte

  4. Je me demande comment les gens qui ont beaucoup étudié peuvent vendre leur âme à un commerçant qui n’a pas eu la chance de faire de longues études

  5. Il n’a sonné aucun glas… il a réalisé ses rêves et du même coup, nous a renseigné sur la hauteur de ces rêves là…
    Je reste persuadé que le Bénin survivra à cette honteuse aventure.
    Il a célébré l’amitié et les intérêts particuliers après avoir sacrifié l’intérêt général sur l’autel de la réalisation des rêves de Talon .

    C’est super bien mais l’histoire retiendra qu’en se substituant au législateur pour inventer un certificat de conformité mis en oeuvre de manière totalement anachronique, illégale et anticonstitutionnelle , il a ouvert une boîte de pandore qui aura coûté la vie à nombre de compatriotes béninois…

    Et pourquoi combien sommes nous à avoir rêvé !
    Quand il se présentait sur les média pour communiquer autour de la défense des droits fondamentaux de la personne humaine du et de L’Etat de droit nous étions remplis d’espoir…

    Je confesse même avoir rêvé de le voir diriger notre pays tellement l’idéal républicain dont il se faisait le porte parole était beau juste et digne d’être soutenu…

    On a rêvé d’un défenseur de la veuve et de l’orphelin…
    Aujourd’hui nous sommes devant le théoricien de la rude et de la rage…

    La maçon qui dans un élan totalement irréaliste et enfantin voulait éloigner la rue de toute expression de la foi ignorantles réalités sociétalesde notre pays…

    Alors que le recours contre la décision qui interdit la délivrance d’actes de l’autorité à certains citoyens (faisant d’eux des apatrides ) attend d’être traité, une cour constitutionnelle nouvellement installé et qui s’est rendue tristement célèbre organise un gala entre amis pour se pavaner autour du corps malade de notre démocratie. …
    Heureusement que les personnes sensées et bien futées que sont HOLO, Aivo et les autres se sont tenus éloignés de ce folklore vide de sens véritable tant en opposition avec la réalité du Bénin d’aujourd’hui.

    On a fait *** des béninois et on s’en accommode on trouve même le temps d’organiser un requiem autour de la déconfiture….

    Chacune des gouttes de sang coulées chacun des citoyens sacrifiés aura son impact sur la justice il ne faut pas s’en douter car au final, aussi bien Talon que lui même sont personnellement responsables de tout ce qui s’est passé….

    L’espoir suscité par la justesse des combats autrefois menés était immense la déception l’est tout autant .. .

    Voilà pourquoi la majorité des béninois n’attendent qu’une seule chose: La fin de ces impostures la fin de ce spectacle lugubre et infecte…
    Il y a eu une collecte de fond pour venir en aide aux victimes de Talon… Ils n’ont pas été capable de venir en aide à la famille de la pauvre dame PRUDENCE…
    Se croyant intelligents Ils ont imposé aux responsables du CNHU Hubert MAGA de faire signer un document pour déclarer qu’elle serait morte de maladie …

    C’est une érection pestillentielle qui donne la nausée morale.
    Allez vous occuper de votre sale besogne et arretez de gaspillee les ressources de notre pays

    • un réquisitoire…sévère..mais véridique….!!!

      Le problème à qui la faute….?….

      99% des beninois..qui sont an laphabetes et ill étrés…sont à excuser…

      Chaque beninois..qui a la faculté de discernement est responsable à divers niveau…!!!

      D’abord…ceux qui ont été actifs…par aigreur et jalousie envers yayi…chacun a eu son compte…et ce n’est pas…parce qu’ils se disent aujourdhui opposants…qu’ils méritent notre respect

      Aussi yayi est responsable…de ce qui nous arrive..par sa naiveté..son laxisme…et sa croyance avuegle…de ce que le peuple est suffisamment mur

      Il devait refuser…l’arrivée de cet évenement…et il en avait les moyens

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