La Ministre de l'enseignement supérieur béninois

La deuxième session ordinaire du Conseil sectoriel pour le dialogue social (CSDS) du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle (MESTFP) a pris fin le jeudi dernier à Bohicon sur trois recommandations essentielles concernant l’évaluation diagnostique des enseignants reversés en 2008.  

L’évaluation diagnostique des enseignants reversés à partir de 2008, initiée par le gouvernement du président Patrice Talon continue d’être au centre des préoccupations. C’est le cas lors de la 2ème session du Conseil sectoriel pour le dialogue social (CSDS) du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle (MESTFP). Selon le rapport général des travaux de cette session, fait hier par Gildas Hermann Kpossou, membre du CSDS, des recommandations ont été faites au nombre desquelles il convient de retenir trois.

Premièrement, le Conseil demande de «suspendre jusqu’aux prochaines vacances le processus de l’évaluation des connaissances académiques et professionnelles des enseignants contractuels reversés de la promotion 2008». Le temps pour le gouvernement de mettre en application la deuxième recommandation qui est d’élucider tous les points d’ombre du projet d’évaluation des enseignants en vue de l’adhésion de tous les acteurs pour aboutir à un consensus. En dernier lieu, le Conseil recommande au gouvernement de «publier les résultats de l’audit du reversement en vue d’en extirper les faussaires».

Au cours de cette session, Comlan Richard Ahouansou, porte-parole des organisations syndicales des enseignants du secondaire a insisté sur le respect de l’article 6 alinéa 6 de la Charte du dialogue social relatif à la consultation des organisations syndicales sur tout projet de réforme ou de programme aussi bien dans leur conception que dans leur mise en œuvre. Il a aussi souligné la nécessité de l’ouverture des négociations collectives gouvernement, centrales et confédérations syndicales pour la recherche des solutions consensuelles pour la gestion de la période post-évaluation en vue d’une rentrée scolaire apaisée.  

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6 Commentaires

  1. Je trouve ce projet d’évaluation comme un abus de pouvoir. Comment peut-il exister des textes qui régissent l’éducation au Bénin, et parce qu’on est aux commandes, on s’érige en tyran pour imposer aux travailleurs qui sont entre autres les enseignants des choses que les textes ne leur recommandent pas. Ça, c’est un abus de pouvoir, c’est un abus de pouvoir, c’est un abus de pouvoir, c’est un abus de pouvoir. Il ne sert à rien de vouloir transgresser les textes pour formuler une quelconque loi taillée à son bon vouloir pour l’imposer aux travailleurs en les menaçant de radiation s’ils n’obéissaient pas. C’est un abus de pouvoir, c’est un abus de pouvoir, c’est un abus de pouvoir.

    • @Bito vous parlez de dérives? Évidemment vous ignorez tout de la manière dont ces enseignants ont été recrutés: de bric et de broc, sans aucun critère, par des Directeurs d’école ou censeurs des Ceg qui ont ramassé leurs enfants, parents, amis et obligés qui ont dû payer pour être recrutés. Ils ont été reversés comme contractuels, ce qui signifie (contractuels) que l’état peut mettre fin à leurs contrats à tout moment. Vous faites semblant de détourner le regard sur les dégâts causés sur l’avenir de notre pays par ceux d’entre eux qui n’ont pas la compétence appropriée…

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