La jeune femme iranienne surnommée Sahar qui s’est immolée par le feu devant l’une des antennes du ministère de la Justice à Téhéran suite à sa condamnation a finalement rendu l’âme à cause de ses nombreuses blessures. Il lui était reproché des faits d’« outrage public en défiant le code vestimentaire des femmes » et « d’outrage aux forces de l’ordre ». Son péché est d’avoir voulu aller suivre en direct un match de football en violation aux législations en vigueur dans le pays. Selon les informations relayées par l’agence de presse officielle ROKNA, elle a été brûlée au troisième degré sur 90 % de son corps et était hospitalisée à l’hôpital Motahari de Téhéran, en soins intensifs. 

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« Blessée émotionnellement… »

Selon les explications de la sœur de la jeune femme, l’acte qu’elle a posé était dû au trouble bipolaire de santé mentale dans elle souffre. « Ma sœur s’est brûlée parce qu’elle était dans un état mental et émotionnel très mauvais. » avait-elle confié à l’agence de presse officielle ROKNA. Elle aurait également préféré mourir plutôt que de retourner dans la prison où elle séjournait depuis son interpellation. « Après avoir été envoyée à la prison (Qarchak) de Varamine, ma sœur était terrifiée et blessée émotionnellement jusqu’à sa libération sous caution. Ils sont allés au tribunal pour reprendre son portable. Là, quelque chose s’est passé et elle a entendu dire qu’elle devait rester en prison » avait confié la sœur de la défunte à l’agence de presse.

Cette situation a déclenché une vague de dénonciations de cette tradition qui interdit aux femmes d’aller suivre un match de football dans un stade. Pour la tradition iranienne, une femme au stade équivaut à un péché.  « Quand une femme se rend au stade et voit des hommes à moitié nus vêtus de vêtements de sport, le péché est commis » avait déclaré le procureur général iranien, Mohammad Jafar Montazeri.

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