© GUILLAUME SOUVANT / AFP

L’immigration est au centre du débat politique en France. Si les organisations de défense des droits de l’homme étaient montées au créneau pour critiquer les mesures récentes et à venir de durcissement de la politique, le président Macron ce lundi, en face des élus de son parti,  expliquait lui avoir compris le sentiment des français à l’égard de l’immigration. Un sentiment qui témoigne de la montée du sentiment nationaliste en France. Mais pour Marine Le Pen, les déclarations de Macron n’étaient que propagande politique.

Le Pen traite les propos de Macron, de paroles de campagne

Marine Le Pen, très adroitement avait su jouer sur le ressentiment national depuis la fronde des  gilets jaunes et la vague des migrants à Calais, pour sa campagne en vue des européennes. Un choix gagnant puisque le RN, remportait la majorité des sièges disponibles pour la France. A Fréjus, dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la député RN avait accusé les fonctionnaires officiels de donner la priorité à “l’intégration des migrants (…) à « les régulariser, les nourrir, les héberger et les soigner, en leur trouvant une formation professionnelle et en leur attribuant la priorité du travail », alors qu’on disait aux citoyens français qu’il n’y a plus de fonds pour leur fournir « un logement abordable, (…)  augmenter le pouvoir d’achat des retraités, plus d’argent pour les handicapés et les familles ».

Lorsque le président Macron par son discours de ce lundi, abondait désormais dans le même sens qu’elle, la chose ne lui a curieusement pas fait plaisir. Marine Le Pen, décidée de surfer sur le succès des européennes pour améliorer le score de son Parti pour les présidentielles de 2022, voit d’un très mauvais œil l’appropriation de son thème de campagne favori. Sur une chaîne nationale ce mardi, la président du RN déclarait en substance ceci: « Ça fait deux ans et demi qu’il n’a rien vu, ni écouté (…) Je pense qu’Emmanuel Macron ne fera rien». Elle l’accuse même de vouloir comme Nicolas Sarkozy  récupérer le « débat sur l’immigration » à des fins électorales.

Une chose était néanmoins sûre, le président était semble-t-il décidé, avec les mesures annoncées, à retirer le thème de l’immigration de l’argumentaire politique du RN.

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