Un mois après la rentrée des classes, les écoles primaires publiques font face au déficit d’enseignants. La solution de jumelage de classes apportée par le gouvernement pour pallier le problème crée encore d’autres difficultés. Dans les classes, les effectifs avoisinent la centaine voire plus à certains endroits. C’est la désolation chez les enseignants et directeurs d’écoles qui craignent pour l’avenir des enfants.

L’école béninoise est en difficulté, un mois après la reprise des classes. Dans plusieurs établissements du cours primaire, des plaintes s’élèvent face à l’effectif pléthorique des classes. C’est le cas au niveau de l’Ecole primaire publique (Epp) Gbégamey Sud. Dans cet établissement scolaire constitué de trois groupes, chaque groupe est en manque d’au moins 2 enseignants sur les 6 qu’il devait normalement avoir.

Face à la situation, chaque groupe a, comme recommandé par l’Etat, jumelé les classes de CI-CP, CE1-CE2 et CM1. La conséquence immédiate est qu’un seul enseignant se retrouve avec 80 à plus de 100 écoliers alors que le ratio par classe devait être de 45. « L’effectif par classe varie de 80 à 90 chez moi », confie Prosper Kpatènon, directeur du groupe C. Le constat est le même à l’Epp de Mènontin et à l’Epp Godomey- centre.

Une entorse au bon déroulement des activités pédagogiques

Cette situation ne manque pas d’impacter le bon déroulement des activités pédagogiques. « Dans les basses classes, les enfants ne font que crier. La maîtresse va faire comment avec 150 écoliers dans la classe ? Elle n’arrive pas à travailler correctement.», raconte Olga L. Gbaguidi, directrice du groupe A de l’Epp Godomey-centre. D’après Christian Zannou, maître du CI au groupe B de l’Epp Gbégamey Sud, les difficultés vont encore accroître.

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« Actuellement, nous sommes dans la période de la Ranv (Réponse active non verbale). C’est quand nous allons rentrer dans la période systématique que les difficultés vont se faire ressentir le plus. Une leçon dure 45 ou 30 minutes. Il nous faut interroger le maximum d’enfants pour savoir ce qu’ils ont assimilés. Ce temps ne peut pas suffire pour interroger 95 apprenants.», déplore l’enseignant dont la classe se compose de 95 enfants.

D’après  Roch Agnan, directeur du groupe C de l’Epp Mènontin, « les enfants n’étant pas aussi de la même classe, l’enseignant aura du mal faire le cours. Il ne pourra pas être aussi efficace qu’il était face à des enfants d’une même classe  ». Il faut noter que dans cette situation, plusieurs directeurs se sont vus obligés de refuser l’inscription à des enfants.

Timide retour des enseignants communautaires

Pour éviter ces difficultés, certains directeurs ont préféré faire appel aux enseignants communautaires. Selon eux, ceci permet de combler plus ou moins le déficit d’enseignants. C’est le cas de Roch Agnan. « Nous nous avons discuté avec les parents d’élèves et ensemble nous avons décidé de recruter sur le tas des enseignants qui ont le profil. Ceux qui ont un diplôme professionnel », explique-t-il. Pour sa part, Clément Gbaguidi, le directeur du groupe C de l’Epp Godomey-centre, affirme avoir aussi recruté deux stagiaires. Il s’agit, toutefois, assurent les directeurs, d’une solution précaire.

D’après Roch Agnan, ce sont les parents d’élèves qui ont accepté de payer ces enseignants. Mais l’expérience a montré que ces derniers éprouvent des difficultés à le faire après. Pour ces directeurs d’écoles et enseignants, la seule solution est de recruter des enseignants. « L’enseignant du primaire est entrain de souffrir. On a pu prendre des aspirants pour le secondaire et pourquoi pas au primaire ?», s’interroge Roch Agnan.

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3 Commentaires

  1. ils se moque de nous quoi ils savent bien que l éducation est la premiére chose dans la vie mais ils en font ce qu il veulent a laure que leur enfant sont dans les pays européen entrain d’étudier dans les bonnes conditions que les notres non non non nous ne voulons plus sa au bénin.Plus de penerie d’enseignants au bénin sinon a quoi bon serre les concours organiser a laure.Moi je suis béninois et je sait ce que je dis .il ne font que encaisser l’ argent d’etat sous preteste qu il font je ne sait quoi arangemnet…………..( plus çà au bénin)

  2. Pauvres enfants ! Les leurs sont en Europe ou dans les écoles internationales privées. c’est qui à la base ? Tout le monde sait cela. C’était prévisible, on a mentionné cela ici et c’est ceux qui pensent que les autre ont les esprits tordus qui ne voient pas au delà du bout de leur ” tuyau” eh pardon, leur nez qui n’ ont pas cru qu’ils envoient les enfants à l’abattoir système des années 90 comme quoi on reculent grave….

  3. L’urgence s’impose donc
    Une situation déplorable
    Situons les responsabilités
    Si le ministre en charge n’est pas compétent ; qu’on le décharge
    Le maximum d”eleves dans une classe devrait être 30
    Qu’on reouvre les écoles de formation et qu’on embauche les jeunes diplômés en quête d’emplois
    Il y va de l’avenir de nos enfants
    Les esprits tordus viendront me dire ici que c’est Talon
    Je passais
    Le Plombier

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