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Ce vendredi, le président des États-Unis, Donald Trump, accordait la grâce présidentielle à trois membres des forces armées accusés
de crimes de guerre, dont un reconnu coupable. Une décision très controversée d’abord parce qu’elle aurait entamé le prestige et la dignité de la justice militaire américaine et ensuite parce qu’elle enverrait au monde un mauvais signal sur le niveau de responsabilité de Washington sur les exactions de leurs soldats en campagne.

Donald Trump fidèle à lui-même

Défiant, l’administration militaire, le président ce vendredi, alors même que des procédures étaient encore en cours, décidait de façon unilatérale d’accorder sa grâce à trois soldats, le Lieutenant Clint Lorance, le Major Mathew Golsteyn et le Commandant Edward Gallagher, pour des crimes commis au cours des campagnes afghanes pour les deux premier et irakienne pour le dernier.

« Nous formons nos garçons comme des machines à tuer, puis nous les poursuivons en justice lorsqu’ils tuent ! », s’était déjà exprimé le président, sur l’affaire de Mathew Golsteyn, dont le procès était prévu  pour le mois prochain. Mais ce vendredi, la Maison Blanche dans un communiqué  expliquait : « Pendant plus de deux cents ans, les présidents ont usé de leur autorité pour offrir une seconde chance à des personnes méritantes, (…) Le président, en tant que commandant en chef, est responsable en dernier ressort de l’application de la loi et, le cas échéant, de la miséricorde ».

Une position fort peu appréciée de l’Union américaine pour les libertés civiles, pour qui, la grâce accordée par le président Trump serait, une « utilisation totalement honteuse des pouvoirs présidentiels ». Et la directrice du Projet ‘’Securité Nationale’’ de l’association, Hina Shamsi, d’ajouter ; « Trump a envoyé un message clair de manque de respect pour le droit, la moralité, le système de justice militaire et les membres des forces armées qui respectent les lois de la guerre » .

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1 COMMENTAIRE

  1. Les crimes à l’encontre des musulmans sont autorisés donc. Ils peuvent tuer à tout moment reprenant l’ancien adage Yankee UN BON MUSULMAN EST UN MUSULMAN MORT.

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