Erdogan

Victimes d’une grave agression perpétrée par une cinquantaine d’individus au soir du match opposant la France à la Turquie au stade de France, quatre familles turques n’ont toujours pas réussi à passer outre ce tragique événement. L’un des hommes agressés a d’ailleurs été très durement touché à la tête et n’a pu, à ce jour, reprendre le travail.

Pour les victimes, cette attaque n’est d’ailleurs rien d’autre qu’un attentat organisé en raison de leur origine. Entre les lignes, il apparaît clair que ces dernières estiment que les agresseurs ne sont autres que d’origines kurdes.

Problème, le conflit opposant la Turquie aux forces Kurdes ne les intéresse absolument pas, bien au contraire même puisque comme ils l’ont affirmé dans les colonnes du Parisien, leur vie est bien remplie en France. Employés, chefs d’entreprise, ces derniers travaillent tous, toute la semaine.

Une agression d’une rare violence

Un témoignage survenu quelques jours après que les événements se soient produits. Aujourd’hui en revanche, l’incompréhension reste la même. Frappée à la tête, l’une des victimes de 39 ans, se demande encore pourquoi lui et sa famille ont pu être pris à partie.

Assurant se sentir plus français que turc, ce dernier, qui a préféré garder l’anonymat avoue même avoir du sang Kurde qui lui coule dans les veines. Toutefois, celui-ci a assuré ne conserver aucune haine à l’encontre des Kurdes, persuadés que les agresseurs faisaient probablement partie d’une branche extrémiste.

Pour rappel, le soir du match, la pression était sur les épaules turques. En effet, la FIFA a décidé de hausser le ton face au salut militaire des joueurs soutenant Erdogan. Quelques jours avant, la Turquie venait de lancer une vase opération militaire en Syrie afin de repousser les forces Kurdes YPG aussi loin que possible de ses frontières, les accusant notamment d’être une fraction du PKK, groupuscule considéré comme terroriste par Ankara. Quelques minutes après la fin du match, les familles concernées elles, ont ainsi été prises à partie par un groupe d’une cinquantaine d’individus qui, munis de battes de base-ball s’en sont alors pris à eux d’une manière aussi violente que rare.

Un conflit qui s’exporte

La scène elle, fait froid dans le dos. Un bébé présent sur place sera sauvé par sa maman qui se mettra à courir en direction de sa voiture. Huit femmes et enfants réussiront à se cacher alors que les autres seront frappés et violentés ou réussiront à s’enfuir en courant de longues, très longues minutes durant. 

L’agression va subitement prendre fin lorsque l’un des hommes commencera alors à perdre du sang au niveau de la tête. Hurlant « Intikam PKK » (« Vengeance PKK »), les agresseurs n’auront pas trop de mal à quitter les lieux. 

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