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Le nom d’un employé de la CIA est, depuis quelques jours, jeté en pâture, ce dernier étant accusé par de nombreuses personnes, d’être le fameux lanceur d’alerte qui aurait permis au Congrès d’entamer une série d’enquêtes pouvant possiblement aboutir à une destitution du quarante-cinquième président des États-Unis, Donald Trump.

Le 6 novembre dernier, la situation a pris une tournure tout à fait différente puisque, pour la première fois, le fils du président Trump, Donald Trump Jr, s’en est ouvertement pris à la personne concernée, dévoilant sur les réseaux sociaux, son identité complète. Face à la possibilité de voir la situation s’aggraver, certains représentants de réseaux comme Facebook ou Youtube, ont annoncé avoir pris certaines mesures restrictives afin de préserver l’intégrité de la personne concernée. De fait, du contenu dans lequel son identité a été révélée, a été supprimé et bloqué. Une position susceptible d’évoluer dans le temps, les deux firmes se réservant le droit de revenir sur cette mesure dans le cas ou la presse et les médias américains venaient à largement relayer le nom de la personne concernée.

Le lanceur d’alerte, démasqué ?

Du côté de Twitter, le nom est toujours aussi relayé et le réseau social ne devrait rien faire pour empêcher les internautes de discuter autour de ce sujet. Selon les conditions d’utilisation de Twitter, il apparaît clair que la société se réserve le droit de bloquer le partage « informations personnelles sur toute personne, y compris le lanceur d’alerte présumé ». Le nom de famille n’apparaît toutefois pas comme étant une information relevant du domaine du privé. Une situation qui rend toutefois la sécurité du lanceur d’alerte et de sa famille, dans une position largement défavorable. Comme l’explique Andrew Bakaj, avocat du lanceur d’alerte, cela ne permettra d’ailleurs pas au président d’éviter de répondre aux questions et aux accusations dont il fait l’objet.

Le Congrès continue d’enquêter

Pour rappel, le lanceur d’alerte est la personne qui a alerté le Congrès américain sur une possible faute du président Trump. Ce dernier est accusé d’avoir forcé la main de l’Ukraine, afin qu’une enquête ne soit rapidement ouverte à l’encontre du fils de Joe Biden, qui a longtemps travaillé dans un groupe gazier ukrainien, et de son père, qui aurait couvert son fils en réussissant à faire renvoyer un magistrat qui s’intéressait de trop près à ses activités. Afin de se faire, le président Trump aurait mis en balance une aide de 400 millions de dollars. Considéré comme le favori pour les élections de 2020, Joe Biden fait peur et le président Trump aurait ainsi agi en vue de le faire tomber.

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