Dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, une attaque armée a visé la base aérienne 101, située à proximité de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, la capitale du Niger. Le gouvernement nigérien a indiqué que 20 assaillants ont été neutralisés et 11 autres capturés, tandis que quatre militaires ont été blessés dans les combats. Cet incident a déclenché une déclaration de la Confédération des États du Sahel, qui s’engage à faire rendre des comptes à tous les responsables, directs ou indirects, de cette violence.
Dans un communiqué publié le 31 janvier et signé par le capitaine Ibrahim Traoré, la Confédération des États du Sahel (AES) — regroupant le Niger, le Mali et le Burkina Faso — a vigoureusement condamné cette agression, la qualifiant de « barbare et préméditée » et affirmant qu’elle visait des infrastructures stratégiques et civiles essentielles à la sécurité régionale.
Une mise en garde qui vise tous les niveaux de participation
L’AES n’a pas seulement évoqué les hommes armés présents lors de l’assaut. Dans son message, elle a insisté sur le fait que « tous les responsables, directs ou indirects, devront répondre de leurs actes », englobant ceux qui financent, fournissent des armes, transmettent des renseignements ou apportent un soutien politique ou logistique.
Ce ton montre que l’AES ne considère pas cette attaque comme isolée. Au contraire, l’organisation l’interprète comme le signe d’une menace à l’intégrité territoriale et à la stabilité régionale, qui ne peut être combattue qu’en identifiant et en sanctionnant tous les acteurs impliqués.
Une attaque qualifiée de coordonnée et dangereuse
Selon l’AES, l’assaut n’était ni aléatoire ni spontané, mais prémédité et coordonné, visant des cibles militaires clés comme la base aérienne, ainsi que des zones civiles autour de l’aéroport. L’organisation a souligné que l’attaque a mis en danger des civils et des biens civils, attestant d’une composante terroriste hybride.
Les autorités nigériennes ont également accusé des « sponsors étrangers », nommant notamment la France et d’autres pays de la sous-région, ce qui a entraîné des réactions diplomatiques dans la région. La Confédération, dans sa déclaration, a affirmé que l’unité et la vigilance de ses États membres resteront intactes, soulignant que la lutte contre le terrorisme et ses soutiens — quels qu’ils soient — reste une priorité absolue pour la stabilité du Sahel.
