La sélection algérienne a quitté la Coupe d’Afrique des Nations 2025 sur une défaite sèche contre le Nigeria (0-2) en quarts de finale, samedi 11 janvier à Marrakech. Ce revers sportif a été suivi de scènes de chaos impliquant joueurs, supporters et même journalistes, relançant un débat récurrent sur l’attitude des Fennecs face à l’adversité. La Fédération Algérienne de Football a depuis déposé une plainte auprès de la CAF et de la FIFA, pointant du doigt l’arbitrage de la rencontre. Cette réaction institutionnelle, couplée aux débordements constatés au stade, pose une question qui divise : l’Algérie sait-elle accepter la défaite ?
Les images ont fait le tour des réseaux sociaux en quelques heures. Dès le coup de sifflet final au Grand Stade de Marrakech, plusieurs joueurs algériens se sont rués vers le corps arbitral pour demander des explications. L’arbitre sénégalais Issa Sy a dû être exfiltré sous escorte policière jusqu’aux vestiaires, poursuivi par des Fennecs visiblement hors de contrôle. Une altercation physique entre le gardien Luca Zidane et le Nigérian Fisayo Dele-Bashiru a enflammé la pelouse, tandis que Rayan Aït-Nouri et Rafik Belghali apparaissaient particulièrement remontés contre leurs adversaires. Dans les tribunes, des supporters algériens ont tenté de forcer les barrières pour envahir le terrain, contenus de justesse par les agents de sécurité. Plus surprenant encore, des bagarres ont éclaté en zone mixte, retardant de près de deux heures l’arrivée des joueurs devant les médias.
Arbitrage contesté et plainte de la FAF auprès de la FIFA
Au cœur de la colère algérienne se trouve une action survenue à la treizième minute de jeu. Sur un centre de Farès Chaïbi, le défenseur nigérian Junior Ajayi a visiblement touché le ballon de la main dans sa surface. Ni l’arbitre central ni la VAR n’ont sanctionné cette faute, laissant les Fennecs dans l’incompréhension alors que le score était encore vierge. Cette décision a cristallisé toutes les frustrations d’une équipe qui n’a pourtant jamais réussi à inquiéter le gardien adverse. Les statistiques sont implacables : aucun tir cadré en 90 minutes, une première pour l’Algérie depuis que les données sont compilées sur la compétition. La domination nigériane s’est avérée totale, Victor Osimhen ouvrant le score de la tête dès la reprise avant qu‘Akor Adams ne double la mise dix minutes plus tard. Malgré cette supériorité évidente des Super Eagles, la fédération algérienne a choisi de déposer une requête officielle contestant non seulement les décisions arbitrales, mais également le comportement d’Issa Sy, accusé d’avoir refusé de serrer la main de certains joueurs algériens au terme de la rencontre.
Cette réaction épidermique face à l’échec n’est pas sans rappeler des épisodes similaires lors des précédentes éditions de la compétition continentale. En 2023, l’élimination dès la phase de groupes en Côte d’Ivoire avait déclenché une vague de critiques virulentes contre le sélectionneur Djamel Belmadi, poussé vers la sortie dans un climat délétère. Deux ans plus tôt, au Cameroun, la défaite en huitièmes de finale face à la modeste Guinée équatoriale avait provoqué des scènes de colère chez les supporters et une remise en question brutale de l’ensemble du groupe, pourtant champion d’Afrique en 2019. Cette tendance à chercher des responsables extérieurs plutôt qu’à accepter les limites sportives du moment semble constituer un schéma récurrent, alimentant les critiques de ceux qui reprochent aux Fennecs une incapacité chronique à digérer les revers.
Réactions des joueurs algériens : entre frustration et lucidité
Les déclarations des cadres de la sélection en zone mixte ont toutefois apporté une nuance importante à ce tableau. Riyad Mahrez, pour sa dernière CAN, a reconnu que la défaite ne reposait pas uniquement sur l’arbitrage, évoquant des « petits détails » qui font la différence au plus haut niveau. Son vice-capitaine Aïssa Mandi a été plus direct encore, affirmant que le Nigeria « n’avait pas besoin de ça » pour s’imposer et saluant la maturité d’une équipe adverse impressionnante depuis le début du tournoi. Cette lucidité contraste avec les débordements observés sur le terrain et interroge sur le fossé entre la conscience des joueurs et leurs réactions à chaud. La presse algérienne elle-même n’a pas épargné les siens, plusieurs titres pointant l’impuissance offensive et les erreurs tactiques de Vladimir Petkovic, maintenu à son poste malgré les critiques en vue de la Coupe du monde 2026.
L’ouverture d’une enquête par la CAF sur les incidents de ce quart de finale pourrait déboucher sur des sanctions, ajoutant une couche supplémentaire d’amertume à cette élimination. Pour l’Algérie, l’enjeu dépasse désormais le cadre sportif : il s’agit de démontrer qu’elle peut perdre avec dignité, une qualité qui semble lui échapper à chaque rendez-vous manqué sur la scène continentale.




A chaque CAN les équipes du Maghreb notoirement les algériens et les égyptiens indexent les arbitres noirs sauf quand c’est eux qui gagnent. On dirait qu’ils sont frustrés quand ils perdent contre des noirs. Moi, je veux leurs dire que la participation à la CAN n’est pas une obligation. Qu’ils quittent la CAF et la CAN pour qu’on ait la PAIX.
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