Donald Trump, un "monstre familial" ? Sa nièce Mary fait des révélations

Mary Trump connaît intimement les rouages de la famille présidentielle américaine. Fille de Fred Trump Jr., décédé en 1981, cette psychologue clinicienne de 60 ans entretient depuis des années une relation conflictuelle avec son oncle Donald. Leur rupture familiale s’est cristallisée au grand jour en 2020, lorsqu’elle a publié un ouvrage au titre sans équivoque dénonçant celui qu’elle considère comme dangereux pour la démocratie. Aujourd’hui, alors que Donald Trump occupe le Bureau ovale, Mary Trump intensifie ses prises de parole publiques pour alerter sur ce qu’elle présente comme les dérives autoritaires de son administration.

Les racines d’une personnalité controversée selon Mary Trump

Dans ses interventions médiatiques récentes, notamment au podcast du Daily Beast, la nièce du président revient sur la genèse de ce qu’elle qualifie de « comportements pervers ». Au cœur de son analyse se trouve la figure écrasante du patriarche Frederick Christ Trump Sr., le grand-père qui aurait façonné Donald selon une philosophie impitoyable du gagnant unique. Comme le rapporte Le Figaro, Mary Trump raconte comment ce système familial rigide n’admettait qu’un seul héritier légitime de l’empire immobilier.

Son père Freddy, pourtant fils aîné et homonyme du patriarche, ne correspondait pas aux attentes. Trop sensible, davantage attiré par le pilotage d’avion que par la promotion immobilière, il aurait été progressivement écarté au profit de Donald, celui que Fred Sr. considérait comme un « tueur » prêt à tout pour réussir. Cette dynamique familiale toxique aurait conduit Freddy à l’alcoolisme avant sa mort prématurée à 42 ans, laissant Mary orpheline à 16 ans.

Publicité

La psychologue clinicienne affirme que son oncle aurait hérité des pires traits de caractère du grand-père, notamment cette incapacité fondamentale à assumer ses responsabilités. Elle rapporte une conversation révélatrice avec sa tante Maryanne Trump Barry, ancienne procureure et sœur de Donald, qui lui aurait confié que cette habitude de rejeter systématiquement la faute sur autrui venait directement de leur père. Ce qui devrait être considéré comme une qualité adulte élémentaire serait ainsi devenu, chez Donald Trump, un signe perverti de force et de virilité.

Le diagnostic sans appel d’une professionnelle de la santé mentale

Mary Trump ne se contente pas d’observations familiales. En tant que clinicienne, elle a posé un diagnostic psychologique détaillé de son oncle, affirmant qu’il remplit les neuf critères cliniques du trouble narcissique de la personnalité. Selon elle, son ego fragile constitue une barrière artificielle entre lui et la réalité, une protection que l’argent et le pouvoir paternel ont toujours maintenue intacte.

Dans son best-seller « Trop et jamais assez », elle dresse le portrait d’un « menteur pathologique » dont l’ascension politique a stupéfait sa propre famille. Maryanne Trump Barry aurait ainsi lancé en 2015, après l’annonce de sa candidature présidentielle : « C’est un clown, ça n’arrivera jamais ». La sœur aînée de Donald aurait également exprimé sa sidération face au soutien des chrétiens évangéliques, soulignant que son frère ne fréquentait les églises que devant les caméras et n’avait « aucun principe ».

Peu de membres de la famille Trump croyaient véritablement à sa capacité à diriger le pays, révèle Mary dans ses ouvrages. Cette incrédulité initiale contraste brutalement avec la réalité actuelle, où Donald Trump exerce à nouveau les fonctions présidentielles. La nièce rebelle observe avec inquiétude les premières décisions de cette nouvelle administration, notamment les opérations de la police fédérale de l’immigration ICE, qui auraient déjà causé deux morts et déclenché des manifestations massives auxquelles ont participé des personnalités comme Natalie Portman.

Longtemps cantonnée à la sphère académique, Mary Trump s’est progressivement imposée comme une voix politique dissidente au sein de sa propre famille. Elle a ouvertement soutenu Hillary Clinton en 2016, qualifiant sa défaite d' »indescriptible », et défend régulièrement le mouvement Black Lives Matter. Son engagement actuel vise un objectif qu’elle ne cache plus : évincer définitivement son oncle du pouvoir. Cinq ans après ses premières accusations publiques, la psychologue affirme n’avoir jamais été aussi convaincue que Donald Trump représente un danger pour la démocratie américaine. Sa parole, autrefois cantonnée aux cercles familiaux, résonne désormais dans le débat public national avec une ampleur considérable.

Laisser un commentaire