Le Kremlin gèle la perspective d’une rencontre trilatérale au sommet. Moscou subordonne désormais tout accord préalable avant qu’une possible présence de Trump, Poutine et Zelensky autour d’une table ne s’envisage.
Dmitri Peskov a durci la position russe mercredi sur le réseau social Telegram. Le porte-parole du Kremlin élimine l’idée d’une rencontre sans accord finalisé entre experts. Moscou juge que les trois présidents ne doivent se rencontrer que pour sceller, non négocier.
Cette mise au point répond aux déclarations optimistes de Steve Witkoff, l’envoyé spécial américain, qui avait envisagé la semaine précédente un possible sommet réunissant Trump et les deux autres dirigeants.
Les questions territoriales bloquent les pourparlers
Les pourparlers trilatéraux Russie – Ukraine – États-Unis progressent depuis peu. Trois semaines après les discussions de Genève (17-18 février), les négociateurs continuent de buter sur un seul obstacle majeur : les territoires occupés par Moscou. Kiev refuse le gel des positions actuelles sans garanties de retrait. Moscou exige le repli complet des forces ukrainiennes du Donbass. S’ajoute à cela le différend sur la centrale nucléaire de Zaporijia, que Washington suggère de placer sous gestion conjointe. Aucun progrès substantiel n’a émergé depuis la reprise des négociations.
Peskov accuse directement Kiev de ne pas chercher à « trouver des options pour un règlement ». La frontière demeure, pour Moscou, « plus difficile » que tout autre enjeu. Les responsabilités russes pointent vers l’inflexibilité ukrainienne — une lecture totalement contredite par les dénégations de Kiev.
Experts d’abord, présidents ensuite
Le porte-parole russe conditionne : du « travail très méticuleux au niveau des experts » s’impose avant d’envisager une entrevue présidentielle. L’incertitude pèse sur la tenue même d’une rencontre Poutine – Zelensky dans les semaines qui viennent. « Il vaut la peine de convenir que les trois présidents ne doivent se rencontrer que pour finaliser des accords« , a tranché Peskov.
La guerre en Ukraine a dépassé quatre ans. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré : « Nous avons défendu notre indépendance, nous n’avons pas perdu notre État, Poutine n’a pas atteint ses objectifs ». Il a ajouté : « Il n’a pas brisé les Ukrainiens, il n’a pas gagné cette guerre ». Du côté russe, le Kremlin affirme que ses objectifs « ne sont pas encore pleinement réalisés » et justifie la poursuite de l’opération militaire. Malgré ces positions opposées, aucune solution de paix durable n’a encore été trouvée.
Cette exigence de pré-accord préalable paralyse de facto les négociations. Les représentants européens, absents du processus central, restent en retrait. Aucune échéance n’a été fixée pour les prochains pourparlers trilatéraux. Washington maintient sa médiation, le chemin vers un cessez-le-feu demeurant verrouillé.


« Moscou juge que les trois présidents ne doivent se rencontrer que pour sceller, non négocier »
C’est la position des Russes depuis le début, ce sont les clowns comme le comique de Kiev qui racontent que les problèmes vont se régler entre présidents.
« C’est pas un sketch zelya, c’est la vraie vie avec de vrais morts ! »