Jeudi 12 février 2026, un tournant décisif s’amorce dans les relations algéro-nigériennes. L’ambassadeur du Niger à Alger a repris ses fonctions, tandis que l’ambassadeur d’Algérie à Niamey s’apprête à regagner son poste, sur ordre du président Abdelmadjid Tebboune. Ce geste marque un progrès dans le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays, après une période de tension dans la région sahélo-saharienne.
Une crise diplomatique qui a marqué la région
Au printemps 2025, un épisode de tensions a éclaté dans la région sahélo‑saharienne, impliquant directement Alger et Bamako. Tout a commencé lorsqu’un drone militaire malien a été abattu près de la frontière algérienne, ce que l’Algérie a présenté comme la protection de son espace aérien — une version contestée par les autorités du Mali. En réaction, les trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) — le Mali, le Burkina Faso et le Niger — ont décidé de rappeler leurs ambassadeurs accrédités auprès de l’Algérie pour consultation, dénonçant cet incident comme un acte hostile. L’Algérie a elle aussi décidé de rappeler ses ambassadeurs au Mali et au Niger pour consultations et a différé la prise de fonction de son nouvel ambassadeur au Burkina Faso .
Niger – Algérie : vers une relance de la coopération régionale
La journée du 12 février 2026 symbolise une synchronisation volontaire des deux démarches. Le ministère algérien des Affaires étrangères souligne que cette mesure « favorisera assurément la relance » du dialogue politique entre les deux capitales « au plus haut niveau ». Au-delà des relations bilatérales stricto sensu, les autorités algériennes envisagent la reprise d’une « coopération multiforme » englobant des domaines aussi variés et les projets structurants.
Selon le communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères, l’Algérie et le Niger projettent de concrétiser des projets stratégiques susceptibles de bénéficier tant à leurs sociétés qu’à l’architecture régionale. L’intégration continentale figure aussi parmi les ambitions affichées. Pour les deux pays, la relance du dialogue politique au niveau des plus hautes autorités constitue la première étape de cette feuille de route.



