Bénin : pas de négociation avec les putschistes pour libérer les otages du 7 Décembre, assure Léandre Houngbédji

Le porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbédji, a démenti vendredi 27 février 2026, à Porto-Novo, toute tractation avec les auteurs de la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025 pour obtenir la libération des officiers supérieurs de l’armée retenus en otage. La mise au point a été faite lors d’une rencontre avec des journalistes organisée à la préfecture de l’Ouémé.

Une rumeur officiellement démentie

Depuis la mise en déroute des mutins, des spéculations circulaient dans l’opinion publique béninoise, laissant entendre que l’État aurait concédé quelque chose en échange de la libération des hauts gradés séquestrés. Wilfried Léandre Houngbédji a balayé ces allégations : aucun accord, aucune contrepartie n’a été consenti aux putschistes pour récupérer les officiers.

Le général Abou Issa, chef d’état-major de l’Armée de Terre, et le colonel Faïzou Gomina, commandant de la base militaire de Togbin, avaient été enlevés le 7 décembre 2025 par des soldats mutins qui se réclamaient du « Comité militaire pour la Refondation ». Les deux officiers avaient été retrouvés à Tchaourou, dans le nord du pays, où leurs ravisseurs en fuite les avaient conduits avant de les relâcher.

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Une tournée de communication qui se poursuit

Au-delà du dossier sécuritaire, le porte-parole du gouvernement a abordé d’autres sujets d’actualité : le cumul de portefeuilles ministériels, présenté comme un levier de rationalisation administrative, la situation des aspirants au métier d’enseignant, le démarrage des travaux du Sénat et la baisse annoncée des coûts des SMS. Sur le cumul de postes, il a déclaré ceci : « Nous sommes dans la construction de l’État plutôt que dans la distribution de prébendes. Le pays est au-dessus de tous…. », a-t-il déclaré. Les crises internes aux partis politiques à la suite des élections communales ont également été évoquées.

5 réflexions au sujet de “Bénin : pas de négociation avec les putschistes pour libérer les otages du 7 Décembre, assure Léandre Houngbédji”

  1. Et pourtant l’autre a pretendu avoir eu le chef des insurgés au téléphone avant qu’il ne quitte la base de Togbin en civil et au volant d’une voiture climatisée pour disparaître dans la nature.
    Dire qu’il n’y a pas eu de négociations est une Fable.
    C’était le prix pour qu’on libère en peripherie de Tchaourou les officiers généraux mis dans la corde.
    Cherchez l’erreur

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    • Négociation ou pas ils vont en répondre devant les juridictions tôt ou tard.
      S’ils étaient convaincus de la loyauté de leur acte, ils ne resteront pas dans le maquis.

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    • C est là toute la beninoiserie. L’erreur est à chercher dans les cerveaux particuliers. Sinon, on peut bien avoir quelqu’un au téléphone et ne pas négocier avec lui. On peut avoir quelqu’un au téléphone et lui faire des injonctions,, des mises en gardes sans toutefois négocier.

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