Alors que l’Iran est attaqué par les États-Unis et Israël depuis le 28 février dernier, tous les yeux se sont tournés vers la Russie. Présenté comme un partenaire fiable de Téhéran, Moscou n’a pourtant pas réagi. Interrogé ce 5 mars à ce sujet, lors d’un point presse, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué qu’aucune demande d’assistance n’avait été formulée par l’Iran.
Une sortie attendue alors que Moscou était critiquée pour son manque de réactivité et de soutien à l’endroit de Téhéran. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky n’avait d’ailleurs pas manqué de le souligner dans un récent entretien accordé au média italien, Corriere della Sera, affirmant que le président Poutine, en plus de ne pas être fiable, était aussi particulièrement faible.
La Russie assure que l’Iran ne lui a absolument rien demandé
Certains experts semblent toutefois estimer que la décision russe de ne pas intervenir en Iran, reflète surtout un manque de moyens et d’envie de la part du président Poutine. C’est en tout cas ce qu’a affirmé Lukas Aubin, chercheur à l’Iris spécialiste de la géopolitique de la Russie, au Huffington Post.
Diplomatiquement toutefois, la Russie reste un partenaire de poids pour Téhéran. Il y a quelques jours, l’ambassadeur russe auprès des Nations unies a notamment dénoncé des frappes qu’il a qualifiées comme étant une agression armée préméditée. Moscou a aussi formulé ses condoléances après la mort du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.
Le Kremlin perd, en l’état, un partenaire fiable
Cette guerre en Iran représente une véritable épine dans le pied du Kremlin, qui comptait depuis plusieurs semaines, voire mois, sur l’armement iranien. Téhéran livrait beaucoup de drones Shahed, largement utilisés dans le cadre du conflit ukrainien. La perte (bien qu’éventuelle) d’un allié d’une telle importance aura forcément des répercussions sur la politique extérieure de la Russie.
À plus large échelle, le conflti en Iran a d’ores et déjà fait des centaines de morts. Le nombre de déplacés pourrait également exploser. Tsahal a, par exemple, demandé à 800 000 habitants du sud Liban de quitter la région, en prévision des conflits avec le Hezbollah.

