Aliments ultratransformés: une pétition lancée en France pour un meilleur encadrement

Le 28 avril 2026, en France, les représentants de l’application Yuka ou des associations Foodwatch et France Assos Santé ont officiellement lancé une pétition dont la teneur a été relayée sur les réseaux sociaux et dans les médias. L’objectif ? Encadrer les aliments ultra-transformés qui sont produits, vendus et consommés, en France notamment. Plus spécifiquement, elles demandent une régulation plus stricte du marketing et un étiquetage obligatoire pour mieux informer les consommateurs.

La part de malbouffe augmente un peu partout dans le monde. En France, on estime que plus de 60% des aliments emballés et proposés à la vente sont considérés comme ultra-transformés. Ces produits incluent notamment des plats préparés, des snacks ou certaines préparations pourtant perçues comme simples. 

L’ultra-transformé représente 50 % de la nourriture chez les enfants

Leur composition, riche en additifs, est régulièrement pointée du doigt par les spécialistes en nutrition. Or, ces aliments représentent 34,2% de l’apport alimentaire chez les adultes. Chez les enfants, la proportion atteint 49,3%. Il apparaît donc qu’une calorie sur deux consommée par les plus jeunes provient de ces produits.

Publicité

Mais pourquoi un niveau aussi élevé ? Selon les associations, l’environnement en France est trop favorable à leur consommation. La publicité et les stratégies marketing sont trop présentes, notamment en ligne. Les marques doivent donc prendre leurs responsabilités. Elles estiment que la responsabilité ne peut pas reposer uniquement sur les consommateurs.

Un projet de loi annoncé

Les organisations engagées dans le cadre de cette pétition réclament la mise en place d’un étiquetage clair et obligatoire. Elles citent des exemples étrangers, comme le Chili ou le Pérou, où ces dispositifs ont conduit à des changements dans la composition des produits. En France, une proposition de loi a récemment été déposée. Celle-ci est soutenue par plusieurs groupes parlementaires et vise à rendre obligatoire l’affichage du Nutri-Score, y compris dans la publicité, afin de renforcer l’information auprès du grand public.

Laisser un commentaire