L’Ambassade de France à Madagascar a publié un communiqué ce lundi pour démentir des accusations de tentative de déstabilisation visant Madagascar, après la diffusion de rumeurs sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Les autorités françaises rejettent toute implication et dénoncent des informations “mensongères” évoquant la présence de ressortissants français aux profils suspects.
Selon des médias malgaches, l’ambassade évoque une “volonté manifeste de nuire aux relations entre les deux pays” et s’interroge sur l’origine des contenus relayés en ligne. Les rumeurs, mentionnaient l’entrée sur le territoire d’une dizaine de Français munis de passeports de service, un document normalement réservé à des missions officielles. Aucune preuve de ces allégations n’a été rendue publique.
Démenti officiel face à des rumeurs persistantes
Dans son communiqué, la représentation diplomatique française assure qu’aucun agent ni mercenaire français n’est impliqué dans une quelconque opération sur le territoire malgache. La représentation évoque des “fausses informations” et met en doute les motivations des auteurs de ces publications.
Ces démentis interviennent dans un climat politique encore fragile à Madagascar. En octobre 2025, un coup d’État a conduit à la prise de pouvoir par des militaires après plusieurs semaines de manifestations liées à des difficultés d’accès à l’eau et à l’électricité. À la suite de cette crise, l’Union africaine a suspendu le pays, appelant à un retour à l’ordre constitutionnel.
Une comparaison avec le Sahel limitée
La séquence actuelle intervient alors que la France a récemment perdu une partie de son influence dans plusieurs pays du Sahel, notamment au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Dans ces États, les autorités militaires ont mis fin à la coopération sécuritaire avec Paris et se sont rapprochées d’autres partenaires internationaux.
À Madagascar, la situation diffère. Les tensions observées restent liées à des dynamiques internes, marquées par des contestations sociales et politiques. Les autorités françaises maintiennent leurs relations diplomatiques avec le pays et ont, à la suite du changement de pouvoir en 2025, proposé un appui à la transition.
La circulation de rumeurs visant des acteurs étrangers témoigne néanmoins d’un climat de défiance qui dépasse le seul cadre malgache. Aucune mesure officielle de rupture entre Antananarivo et Paris n’a été annoncée à ce stade, et les échanges diplomatiques se poursuivent entre les deux capitales.




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