Bénin : Rémi Bento condamné à perpétuité pour l’assassinat de Marilyne Ajavon

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme a prononcé, mardi 28 avril 2026, une condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité contre Rémi Bento pour l’assassinat de Marilyne Ajavon. La juridiction spécialisée a retenu des faits d’une gravité exceptionnelle, caractérisés par leur violence et leur préméditation.

Les faits remontent à janvier 2026. Marilyne Ajavon, sage-femme d’État, disparaît après sa journée de travail. Les recherches engagées par les services de sécurité aboutissent à la découverte de son corps sans vie, portant des traces de sévices.

Une responsabilité pénale établie

Au cours de l’enquête, les éléments réunis par les enquêteurs orientent rapidement les soupçons vers Rémi Bento, opérateur économique basé à Cotonou. Les indices matériels et les recoupements effectués ont conduit la juridiction à établir sa culpabilité et à prononcer la peine maximale prévue par le code pénal pour ce type de crime.

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La Cour a retenu la qualification d’assassinat avec préméditation, tenant compte des circonstances ayant entouré le passage à l’acte. Le dossier évoque également des antécédents de comportements violents imputés à l’accusé.

Une relation antérieure marquée par le chantage

L’affaire s’inscrit dans la continuité d’une relation intime rompue en 2023. Après la séparation, Marilyne Ajavon met fin à tout contact avec son ancien partenaire. Celui-ci entreprend alors de diffuser des contenus privés auprès d’un membre de la famille de la victime, dans le but de rétablir un lien.

Ces agissements donnent lieu à une procédure judiciaire distincte. Interpellé à Grand-Popo en 2023, Rémi Bento est poursuivi pour sextorsion. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme le condamne à 24 mois d’emprisonnement ferme, assortis d’une amende. Il purge sa peine à la prison de Missérété avant d’être libéré le 4 novembre 2025.

Le crime commis à Ouidah

Le 8 janvier 2026, lors des Vodun Days à Ouidah, le drame se produit. Le véhicule de la victime est incendié. À l’intérieur, son corps est retrouvé sans vie. Rémi Bento, blessé, est maîtrisé sur les lieux par des riverains avant son interpellation par les forces de sécurité.

Les investigations ont mis en évidence une préparation de l’acte, conduisant la juridiction à retenir la préméditation dans sa décision. La condamnation prononcée par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme reste susceptible d’un recours devant la chambre des appels de cette juridiction, conformément aux dispositions du code de procédure pénale en vigueur au Bénin.

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