Le commissariat de l’arrondissement de Godomey a interpellé cinq personnes impliquées dans un réseau de vol et de trafic de motocyclettes, à l’issue d’une opération menée entre le 26 et le 28 avril 2026 à Abomey-Calavi et à Cotonou. Trois engins volés ainsi qu’une somme de 205 000 francs CFA ont été saisis, selon des informations publiées par la page Facebook de la Police républicaine.
L’affaire débute le dimanche 26 avril, aux environs de 20 heures, sur un axe secondaire reliant le carrefour IITA à Tankpè. Un commerçant, boucher de profession et résident d’Adjagbo, gare sa moto de marque Haojue 115 devant son point de vente. Un individu en profite pour tenter de s’en emparer. L’intervention rapide d’un témoin, qui donne l’alerte, perturbe l’opération. Le suspect abandonne l’engin et rejoint un complice qui l’attend à proximité sur une autre moto.Une équipe du commissariat de Godomey, appuyée par des riverains, engage alors une poursuite. L’un des deux hommes est rattrapé et interpellé. Le second parvient à s’échapper.
Des arrestations en chaîne à Cotonou
Placée en garde à vue, la première personne arrêtée reconnaît les faits lors de son audition. Elle est connue des services de police pour des infractions similaires. Ses déclarations permettent d’identifier plusieurs receleurs opérant à Cotonou.
Les enquêteurs exploitent ces éléments et procèdent à de nouvelles interpellations le 28 avril dans les quartiers de Mènontin et de Cadjèhoun. Dans la soirée, deux autres individus sont arrêtés à Zongo et à Aïdjèdo. Ces derniers seraient chargés du transfert des motos volées vers un pays voisin.
Au moment de leur arrestation, ils détenaient 205 000 francs CFA, somme présentée comme destinée à l’achat d’un engin dérobé. Au total, cinq personnes sont désormais en garde à vue dans ce dossier. Les perquisitions et opérations de récupération ont permis de retrouver trois motocyclettes neuves, dont deux de type 115 et une de marque Honda.
Un mode opératoire structuré
Les éléments réunis par les enquêteurs décrivent une organisation impliquant plusieurs rôles : des voleurs chargés de subtiliser les motos, des receleurs assurant leur écoulement en milieu urbain, et des convoyeurs responsables du transfert hors du territoire.
Ce type de réseau repose sur des circuits rapides de revente et sur la porosité des frontières régionales. Les motos, très utilisées comme moyen de transport individuel et professionnel au Bénin, constituent des cibles privilégiées pour ces groupes. Selon la procédure pénale béninoise, la garde à vue est encadrée par le Code de procédure pénale, avec une durée initiale de 48 heures, renouvelable sous conditions et sous le contrôle du procureur de la République. Cette phase permet aux enquêteurs de consolider les éléments avant la présentation des suspects à l’autorité judiciaire



