À la mi-avril 2026, le navire chinois Haiyang Dizhi 2 a mené des travaux en haute mer, dans la région Pacifique. Une information confirmée par un rapport technique issu de missions scientifiques relayées par des organismes maritimes chinois. Cette mission visait à tester un dispositif capable d’intervenir sur des câbles sous-marins situés jusqu’à 3 500 mètres de profondeur.
Dans le cadre de ce test, ont été mobilisés des robots téléopérés et un système de coupe destiné à des environnements extrêmes. Ces robots spécialement équipés pour les missions en eaux profondes ont embarqué une grue de forte capacité, un treuil pour manipuler de longues sections de fibre optique et une plateforme pour hélicoptère.
La Chine teste un robot manipulable à distance pour couper des câbles sous-marins
Ces robots, manipulés à distance, étaient, à l’origine, présentés destinés à la recherche océanographique et à certaines opérations liées aux ressources marines, dans un cadre civil. Plus spécifiquement, il a été testé dans le cadre d’une opération visant à assurer la protection ou, a contrario, la coupure des câbles informatiques et optiques en haute-mer.
Ce matériel pourrait s’avérer être particulièrement utile en temps de guerre. Ses concepteurs évoquent une profondeur d’utilisation pouvant atteindre 4 000 mètres. Ces robots pourraient donc être déployés un peu partout, notamment en mer Baltique ou des navires liés à la Chine ont parfois été évoqués, sans conclusions établies.
Les Occidentaux craignent de voir la Chine déployer une technologie néfaste
Les Occidentaux ont une vraie crainte d’une action néfaste sur les câbles sous-marins qui pourraient totalement couper l’accès des citoyens, politiques et armées à internet. L’idée de voir la Chine tester ce type d’équipement avec des résultats qui n’ont pas encore été dévoilés, laissant ainsi entendre le pire pour les Européens ou les Américains, d’autant plus dans un contexte diplomatique tendu, marqué par de nombreux conflits et autres tensions géopolitiques.



