Le 23 avril 2026, au CHU Grenoble Alpes, une équipe franco-canadienne composée de médecins et de physiciens a réalisé une intervention inédite en Europe, contre le cancer du pancréas. L’opération, qui a été relayée par la presse régionale et des médias spécialisés, a consisté à implanter 224 bâtonnets en titane contenant du radium224 directement dans la tumeur d’un patient jugé inopérable. Aux USA, le test d’une nouvelle molécule suscite aussi l’espoir.
Le dispositif repose sur une irradiation interne ciblée. C’est une technique qui vise à agir au cœur même de la masse tumorale. Les éléments radioactifs diffusent leur action localement, sans passer par les traitements classiques. L’idée ? Limiter la progression de la maladie et améliorer les perspectives thérapeutiques des patients concernés.
Un demi-million de personnes concernées, chaque année, par le cancer du pancréas
Dans le monde, le cancer du pancréas touche environ 495 000 personnes chaque année. C’est l’une des pathologies qui reste les plus complexes à prendre en charge. Les facteurs de risque favorisant le développement de la maladie incluent la consommation de tabac, le diabète, le surpoids ou encore le manque d’activité physique.
À ce jour, seuls quelques traitements sont disponibles. La prise en charge des malades repose principalement sur la chimiothérapie et la radiothérapie. La raison ? Les diagnostics arrivent souvent sur le tard. Entre 10 et 20% des tumeurs sont jugées opérables au moment de leur découverte. Enfin, les risques de rechute sont assez élevés, avec plus de 80 % des personnes touchées qui sont concernées.
Deux traitements potentiellement révolutionnaires
La technique testée à Grenoble s’appuie sur des travaux menés au Canada entre 2023 et 2024 auprès de 32 patients. Les premiers résultats évoquent une stabilisation de la maladie et des effets secondaires limités. Un nouvel essai est prévu prochainement et doit concerner 40 patients.
Dans le même temps, le laboratoire américain Revolution Medicines a testé une nouvelle molécule. Il s’agit du daraxonrasib. Celle-ci cible la protéine KRAS, l’un des moteurs biologiques centraux de la tumeur. De quoi là aussi ouvrir de nouvelles perspectives chez les personnes malades et qui nourrissent l’espoir d’un traitement stable et pérenne.



