Le pape Léon XIV a prononcé vendredi 10 avril 2026 une nouvelle condamnation de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, en affirmant qu’aucun disciple du Christ ne saurait se ranger du côté de ceux qui « hier brandissaient l’épée et aujourd’hui lancent des bombes ». Ces propos, publiés sur le compte officiel @Pontifex_fr, ont été tenus devant les évêques du rite chaldéen catholique réunis à Rome pour élire un nouveau patriarche.
Léon XIV durcit le ton après les menaces de Trump
C’est la troisième prise de position publique du souverain pontife en moins de deux semaines sur ce conflit. Le 7 avril, après que le président américain Donald Trump avait menacé sur Truth Social qu’« une civilisation entière mourra cette nuit » si l’Iran ne rouvrait pas le détroit d’Ormuz, Léon XIV avait qualifié cette déclaration de « véritablement inacceptable » depuis sa résidence de Castel Gandolfo. Il avait alors appelé les citoyens américains à contacter directement leurs élus pour exiger une solution négociée, une démarche qualifiée d’exceptionnelle par des observateurs du Vatican.
Le tweet du 10 avril va plus loin dans la formulation théologique : le pape y affirme que les actions militaires ne créeront jamais « des espaces de liberté ou des temps de paix », et que seul « le dialogue entre les peuples » peut y parvenir. Sans nommer Trump, la référence à celui qui « hier brandissait l’épée » renvoie directement à la rhétorique martiale du président américain, qui avait également évoqué une bénédiction divine sur l’opération militaire baptisée Operation Epic Fury, déclenchée le 28 février avec Israël.
Une vigile pour la paix au Vatican le 11 avril
La prise de position du pape intervient la veille d’une vigile de prière pour la paix organisée à la basilique Saint-Pierre, programmée pour le samedi 11 avril. Le président américain des évêques catholiques, l’archevêque Coakley, a appelé les fidèles à y participer, virtuellement ou en paroisse.
Sur le plan diplomatique, Trump a annoncé le 8 avril un cessez-le-feu conditionnel de deux semaines avec l’Iran, après avoir reçu une proposition en dix points de Téhéran jugée « exploitable » par Washington. Les négociations formelles restent à ouvrir, sans calendrier fixé à ce stade.



