Du Maroc à l'Espagne : un Algérien porté disparu après avoir tenté la traversée à la nage vers Ceuta

La famille de Mouhamed Zebboudj, un Algérien de 27 ans, est sans nouvelles de lui depuis le 28 mars, date à laquelle il a tenté de rejoindre Ceuta à la nage en longeant la digue de Tarajal, à la frontière entre le Maroc et l’enclave espagnole. Ses proches ont lancé un appel à témoins public pour tenter de localiser le jeune homme.

Selon sa famille, Mouhamed Zebboudj portait une combinaison de plongée noire et des palmes blanches au moment des faits. Il n’était pas seul : un ami l’accompagnait lors de la traversée, mais ce dernier a été intercepté par les autorités et expulsé. Mouhamed, lui, n’a plus donné signe de vie depuis ce jour. Son dernier contact avec ses proches remonte au 28 mars, jour où il s’est élancé depuis Fnideq — ville marocaine frontalière connue sous le nom de Castillejos — pour tenter le passage.

Un appel à témoins ciblant hôpitaux et centres de rétention

La famille sollicite toute personne susceptible d’avoir croisé le jeune homme, notamment dans les structures hospitalières ou au CETI, le Centre de séjour temporaire pour immigrés de Ceuta, où des migrants en situation irrégulière sont parfois placés après leur arrivée sur le territoire espagnol. L’hypothèse que Mouhamed se trouve dans l’incapacité de contacter ses proches n’est pas écartée.

Publicité

La digue de Tarajal est l’un des itinéraires clandestins les plus fréquentés pour tenter d’atteindre Ceuta. La traversée s’effectue à la nage, en longeant la structure sur plusieurs centaines de mètres dans des eaux soumises à des courants forts et à une surveillance des gardes-côtés des deux pays.

Une frontière maritime qui a tué 46 personnes en 2025

Le cas de Mouhamed Zebboudj s’ajoute à une liste de disparitions documentées sur cette route. En 2025, 46 personnes ont perdu la vie en tentant de rejoindre Ceuta par voie maritime, selon les données publiées par les médias locaux. Dès le 1er janvier 2026, un premier corps avait été retrouvé près de la digue de Tarajal. La pression migratoire sur l’enclave a par ailleurs progressé de près de 40 % en 2025 par rapport à l’année précédente, selon le ministère espagnol de l’Intérieur.

À ce stade, aucune autorité espagnole ni marocaine n’a confirmé publiquement avoir localisé le jeune homme. La famille attend toujours une réponse.

Laisser un commentaire