France : le permis retiré sur place pour téléphone au volant dans quatre départements dès mai

Quatre préfectures françaises ont décidé de suspendre immédiatement le permis de conduire de tout automobiliste surpris à utiliser son téléphone au volant. La mesure entre en vigueur le 1er mai 2026 dans le Pas-de-Calais, le Lot-et-Garonne, les Landes et la Charente-Maritime.

Une sanction administrative qui s’ajoute aux pénalités existantes

Le dispositif repose sur des arrêtés préfectoraux qui mobilisent des dispositions déjà prévues par le code de la route, permettant une suspension administrative sans attendre une décision judiciaire. Les contrevenants s’exposent à un retrait de permis pouvant aller jusqu’à six mois, auquel s’ajoute une contribution de 200 euros versée à des associations d’aide aux victimes de la route. L’amende forfaitaire de 135 euros et la perte de trois points restent par ailleurs applicables sur l’ensemble du territoire national.

Le dispositif vise exclusivement le téléphone tenu en main. L’usage d’un système Bluetooth intégré au véhicule ou d’une commande vocale ne tombe pas sous le coup de la mesure.

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La mesure ne s’applique pas de façon identique dans chacun des quatre départements. Dans le Lot-et-Garonne, la préfecture a précisé que la suspension ciblera prioritairement les situations jugées les plus dangereuses par les forces de l’ordre, sans caractère systématique.

Les Landes en précurseurs, des résultats qui font école

L’initiative est née dans les Landes, où le préfet Gilles Clavreul a introduit le dispositif dès novembre 2025. Entre le 1er novembre 2025 et le 31 janvier 2026, près de 200 permis ont été suspendus pour usage isolé du téléphone au volant, pour une durée de quinze jours. Sur la même période, les infractions ont reculé en moyenne de 12 % dans le département.

Ces résultats ont conduit le Lot-et-Garonne à adopter un arrêté similaire le 1er février 2026, suivi du Pas-de-Calais le 13 février. La Charente-Maritime a annoncé son entrée en vigueur au 1er mai, après un mois de sensibilisation en avril durant lequel les contrevenants reçoivent un courrier d’avertissement préfectoral en complément des sanctions habituelles.

Avril, dernier délai avant l’entrée en vigueur

Dans les trois départements où la mesure est déjà active, les forces de l’ordre procèdent aux suspensions depuis plusieurs semaines. En Charente-Maritime, le préfet Brice Blondel a justifié la décision par le bilan routier de 2025 : 45 décès sur les routes du département, dont 15 % imputables à l’usage du téléphone au volant.

Le 1er mai marque la fin de la phase pédagogique dans ce dernier département. À cette date, toute utilisation du téléphone au volant — appel, SMS ou consultation de message — pourra entraîner le retrait immédiat du titre de conduite.

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