Selon certaines informations rapportées ce 14 avril 2026 par l’agence Reuters, le gouvernement américain aurait quelques craintes concernant le programme économique du Rassemblement National (RN). Une rencontre aurait eu lieu entre Marine Le Pen, Jordan Bardella et certains responsables américains. Une mauvaise nouvelle alors que se profile le début de la campagne présidentielle de 2027.
Selon les premiers retours, les discussions ont semble-t-il donné des résultats plutôt mitigés. En effet, les émissaires américaines seraient repartis avec une impression mitigée, remettant notamment en cause la clarté et la cohérence des propositions avancées par le parti d’extrême droite. Ce n’est pas la première fois que de tels critiques sont effectuées à l’encontre du RN, le parti étant souvent pointé du doigt pour son manque d’expertise sur ces questions là.
Un programme économique jugé imprécis
Le positionnement du parti repose sur un discours centré sur l’immigration, mais aussi sur des engagements économiques liés au pouvoir d’achat et à l’emploi. Une stratégie qui plait, notamment aux classes moyennes, qui fustigent actuellement la politique du gouvernement, estimée trop en faveur des plus riches ou des grandes entreprises.
Les mesures annoncées incluent des baisses d’impôts, une réduction de certaines dépenses publiques et une révision de la contribution française au budget européen. Toutefois, les modalités concrètes de mise en œuvre restent peu précises. Des questions sont notamment soulevées sur la capacité à financer certaines de ces mesures.
Une crédibilité observée à l’international
Le Rassemblement national s’impose aujourd’hui comme une force politique majeure en France avec des ambitions affichées pour l’élection présidentielle de 2027, portées par Jordan Bardella ou Marine Le Pen. À l’approche des élections, ces réserves pourraient peser sur l’image du parti auprès de partenaires étrangers, mais probablement assez peu en France ou, dans tous les cas, le pari tente de se défaire des ingérences ou opinions étrangères.
Pour les USA, qui viennent de « perdre » la Hongrie comme allié de poids en Europe suite à la défaite de Viktor Orban et qui semble avoir de plus en plus de mal à travailler avec l’Italie, la victoire du RN est essentielle. Attention toutefois, celle-ci n’est pas du tout acquise, avec notamment un retour notable d’Édouard Philippe, ancien premier ministre, dans les bonnes opinions.



