Le 30 avril 2026, l’Insee a publié une première estimation de la conjoncture économique française, relayée dans la presse et les médias. L’institut indique que le produit intérieur brut est resté stable au premier trimestre. Cette croissance nulle s’explique par un recul de la consommation des ménages (-0,1 %), de l’investissement (-0,4 %) et du commerce extérieur (-0,7 %). Dans le même temps, l’inflation atteint 2,2 % sur un an à cause notamment de la hausse des prix de l’énergie.
Cette situation s’explique par plusieurs facteurs. Premièrement, l’incertitude et l’instabilité internationale. La guerre en Ukraine ainsi que la guerre en Iran ont aussi un impact direct sur les prix de l’énergie, qu’il s’agisse du gaz ou du pétrole. Les gens consomment moins et préfèrent anticiper plutôt que de se retrouver dans une situation économiquement complexe. Cela se traduit par une baisse des importations, de l’ordre de 1,7 %.
En France, la croissance est nulle
Seul élément favorable, les variations de stocks. Elles contribuent à hauteur de 0,8 point, notamment dans le secteur aéronautique. En bref, il apparaît qu’en ce mois d’avril, le climat des affaires se dégrade tout comme la confiance des ménages en l’avenir. Difficile donc de se projeter d’autant qu’en 2027, la France aura une nouvelle personne à sa tête.
Le gouvernement maintient une prévision de croissance annuelle à 0,9% pour 2026. Avec un acquis de croissance limité à 0,5% à la fin du premier trimestre, cet objectif semble plus que jamais incertain. Pour espérer l’atteindre, il faudra que les mois prochains soient plus favorables, avec davantage de confiance de la part des consommateurs et des investisseurs.
Une reprise économique soumise à une situation internationale plus calme
Il faudra pour cela que la situation internationale se calme et que les marchés ne corrigent pas davantage. Un accord de paix en Iran aurait au moins le mérite de faire chuter les prix des barils et donc, les prix à la pompe (et du gaz). Une énergie plus abordable sur le long-terme, c’est le retour de la confiance des consommateurs qui disposent de davantage de pouvoir d’achat et des investissements pour les entreprises. Cela implique une diminution nette de l’inflation et donc, une hausse de la croissance.



