Guerre en Iran : « Des bombes vont exploser », prévient Trump si le cessez-le-feu expire

Le président américain Donald Trump a averti lundi que la reprise des frappes contre l’Iran était inévitable si aucun accord de paix n’était conclu avant l’expiration du cessez-le-feu, fixée à mercredi soir, heure de Washington. Interrogé par PBS News, il a déclaré que si la trêve prenait fin sans accord, « des tas de bombes commenceront à exploser ».

La trêve, annoncée le 7 avril par Trump lui-même, devait initialement expirer le 21 avril. Elle a été prolongée de vingt-quatre heures pour ménager une dernière fenêtre diplomatique. Dans un entretien séparé accordé à Bloomberg le même jour, le président a qualifié toute nouvelle prolongation de « hautement improbable », conditionnant explicitement l’ouverture du détroit d’Ormuz à la signature d’un accord.

Les négociations au point mort à Islamabad

Un second cycle de pourparlers doit se tenir à Islamabad, capitale du Pakistan, où une délégation américaine conduite par le vice-président JD Vance s’est rendue. Téhéran n’a pas confirmé sa participation. Le chef de la diplomatie iranienne a indiqué qu’aucune décision n’avait été arrêtée, mettant simultanément en doute la sincérité de Washington dans le processus en cours.

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Depuis le début du blocus naval américain, instauré le 13 avril dans le golfe d’Oman et le nord de la mer d’Arabie, les forces américaines ont contraint 27 navires à rebrousser chemin ou à regagner des ports iraniens, selon le commandement central américain. Au cours du week-end, la marine américaine a saisi un porte-conteneurs battant pavillon iranien qui tentait de contourner le dispositif.

Le pétrole s’emballe, la pression monte sur Téhéran

Les marchés ont immédiatement réagi aux déclarations de Trump : le baril de Brent a frôlé les 95 dollars le 20 avril, tandis que le West Texas Intermediate atteignait environ 87 dollars, soit une hausse de plus de 5 % en une seule séance. Le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright, avait estimé la veille que les prix de l’essence ne retrouveraient pas leur niveau normal avant 2027.

Trump a exclu tout assouplissement du blocus avant la conclusion d’un accord, tout en affirmant travailler à un texte qu’il a qualifié de supérieur au JCPOA, l’accord nucléaire signé en 2015 sous la présidence de Barack Obama. Le cessez-le-feu expire mercredi soir, heure de la côte Est des États-Unis.

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