Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré ce jeudi que le blocus naval imposé par les États-Unis contre les ports iraniens était « voué à l’échec ». Dans un communiqué officiel, le chef de l’exécutif iranien a affirmé que cette mesure risquait d’accentuer les perturbations dans le Golfe.
Selon les autorités iraniennes, cette initiative américaine contrevient au droit international et pourrait entraîner une dégradation durable de la sécurité maritime dans la région. « Toute tentative d’imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (…) et est vouée à l’échec », a déclaré Massoud Pezeshkian dans ce communiqué.
Une mesure contestée par Téhéran
La prise de position du président intervient après des déclarations attribuées à un responsable de la Maison-Blanche évoquant la possibilité d’un maintien du dispositif naval sur plusieurs mois. Les autorités iraniennes considèrent que ce type de pression ne permettra pas de stabiliser la zone et risque, au contraire, d’alimenter les tensions.
Dans son communiqué, Massoud Pezeshkian estime que ces restrictions ne renforcent pas la sécurité régionale et pourraient perturber durablement les équilibres dans le Golfe. Les échanges maritimes et énergétiques apparaissent directement concernés par ces mesures.
Un impact immédiat sur les marchés pétroliers
Les déclarations iraniennes ont coïncidé avec une hausse des prix du pétrole sur les marchés internationaux. Les opérateurs redoutent des perturbations prolongées des flux énergétiques dans cette zone stratégique.
Le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et la péninsule Arabique, constitue un passage essentiel pour le transport mondial de pétrole. Une part significative des exportations d’hydrocarbures y transite quotidiennement, ce qui en fait un point sensible en cas de tensions militaires ou économiques.
Toute restriction de la circulation maritime dans ce secteur peut avoir des répercussions immédiates sur l’approvisionnement mondial et sur les prix du brut. Les acteurs du marché surveillent de près l’évolution de la situation, alors que les déclarations politiques et les mesures opérationnelles continuent d’alimenter l’incertitude dans la région.



