Le président américain Donald Trump a formellement exclu tout recours à l’arme nucléaire contre l’Iran, jeudi 23 avril 2026, lors d’une prise de parole à la Maison-Blanche. Interrogé par des journalistes sur cette éventualité, il a balayé la question avant de réaffirmer sa position sur le dossier iranien.
« Pourquoi poser une question aussi stupide ? Je ne l’utiliserais pas. Une arme nucléaire ne devrait jamais être autorisée à être utilisée par qui que ce soit », a-t-il déclaré depuis le Bureau ovale.
Une clarification attendue après des semaines de tension
La déclaration intervient après plusieurs semaines de spéculations sur une possible escalade nucléaire. Début avril, Trump avait lui-même alimenté ces craintes en publiant sur Truth Social des messages aux formulations apocalyptiques, évoquant la mort d’« une civilisation entière ». Le vice-président JD Vance avait également évoqué des outils que les États-Unis n’auraient « pas encore décidé d’utiliser », sans préciser lesquels, poussant la Maison-Blanche à publier un démenti formel le 7 avril.
Le conflit entre Washington et Téhéran, déclenché dans le cadre de l’opération « Epic Fury » lancée conjointement avec Israël, entre dans son troisième mois. Les objectifs officiels de l’administration américaine restent l’élimination du programme balistique iranien, la neutralisation de sa marine militaire et l’interdiction définitive de l’accès à l’arme nucléaire pour la République islamique.
Des négociations dans l’impasse
Sur le plan diplomatique, Trump a reconnu que l’Iran n’avait pas encore soumis de proposition satisfaisante aux exigences américaines. Il a néanmoins indiqué laisser à Téhéran le temps de surmonter ses divisions internes, estimant que les factions iraniennes « se battent comme des chats et des chiens » sans parvenir à s’accorder sur une ligne commune.
Washington exige notamment que l’Iran renonce à tout enrichissement d’uranium et accepte le retrait de son stock estimé à 440 kilogrammes d’uranium enrichi à 60 %, selon les données de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Ce seuil reste inférieur aux 90 % requis pour la fabrication d’une arme, mais constitue le principal point de friction dans les pourparlers.
Une nouvelle session de négociations est prévue à Islamabad. Trump a conditionné toute poursuite du cessez-le-feu à la présentation d’un plan iranien jugé acceptable par Washington.



