USA: la Centrafrique accepte d'accueillir des migrants expulsés par l'administration Trump

La République centrafricaine a accepté d’accueillir sur son territoire des migrants expulsés par les États-Unis, selon des informations rapportées par l’agence Reuters. Le pays devient ainsi le plus récent État africain associé à la politique de transferts vers des pays tiers mise en œuvre par l’administration du président américain Donald Trump.

L’accord signalé par Reuters marque une nouvelle étape dans la stratégie de Washington visant à accélérer les expulsions de migrants ne pouvant pas être renvoyés rapidement vers leur pays d’origine. Selon l’agence de presse, la République centrafricaine rejoint un groupe encore restreint de pays africains ayant accepté de participer à ce dispositif.

Un nouvel accord avec Bangui

Des responsables centrafricains et diplomatiques ont confirmé l’existence de cet arrangement avec les États-Unis. Les personnes concernées ne seraient pas nécessairement des ressortissants centrafricains, mais des migrants faisant l’objet de mesures d’éloignement décidées par les autorités américaines.

L’administration Trump cherche depuis plusieurs mois à multiplier les accords avec des pays tiers afin de faciliter l’exécution des expulsions. Cette approche permet aux autorités américaines de transférer certains migrants vers un autre État lorsque leur retour vers leur pays d’origine se révèle difficile ou impossible dans l’immédiat.

Une stratégie confortée par la justice américaine

Cette politique a récemment reçu un soutien important sur le plan judiciaire. La Cour suprême des États-Unis a autorisé l’administration Trump à reprendre certaines expulsions vers des pays tiers, y compris lorsque les migrants concernés ne sont pas originaires des États de destination.

Cette décision a renforcé la marge de manœuvre de Washington dans la mise en œuvre de son programme migratoire. Elle intervient alors que les autorités américaines poursuivent leurs démarches diplomatiques auprès de plusieurs pays susceptibles d’accueillir des personnes expulsées.

Plusieurs pays africains déjà sollicités

Avant la République centrafricaine, la République démocratique du Congo avait déjà accepté d’accueillir des migrants expulsés par les États-Unis, devenant l’un des premiers pays africains associés à cette politique.

Le Ghana et la Sierra Leone figurent également parmi les États africains cités comme partenaires potentiels ou déjà sollicités par Washington dans le cadre de ces transferts. Cette évolution traduit une présence croissante de pays africains dans les mécanismes d’expulsion mis en place par les autorités américaines.

Selon les informations disponible, la République centrafricaine est à ce jour le dernier pays africain connu à avoir accepté un tel accord avec les États-Unis. Les modalités précises de mise en œuvre et le nombre de migrants susceptibles d’être concernés n’ont pas été rendus publics.

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