Iran : un membre de Jaïsh al-Adl exécuté pour attentats contre des militaires

Le pouvoir judiciaire iranien a annoncé dimanche l’exécution d’Amer Ramesh, condamné à mort pour appartenance au groupe djihadiste sunnite Jaïsh al-Adl et pour sa participation à des attaques armées contre des forces de sécurité dans le sud-est du pays.

Une arrestation lors d’une opération antiterroriste

Amer Ramesh avait été arrêté lors d’une opération antiterroriste menée dans le comté de Chabahar, en province du Sistan-Baloutchistan, selon Mizan Online, organe du pouvoir judiciaire, qui n’a pas précisé la date de l’arrestation. Le tribunal révolutionnaire provincial l’avait condamné pour pose de bombes, embuscades contre des forces de l’ordre et appartenance à Jaïsh al-Adl, ainsi qu’à un réseau criminel dirigé par le militant en fuite Abdul-Ghaffar Naqshbandi. Sa condamnation à mort a été confirmée en appel par la Cour suprême. « La sentence d’exécution d’Amer Ramesh a été exécutée tôt ce matin », a indiqué le pouvoir judiciaire dimanche.

Jaïsh al-Adl, groupe armé baloutche actif à la frontière pakistanaise

Jaïsh al-Adl — littéralement « Armée de la Justice » — est apparu vers 2012 comme successeur de Joundallah, après la capture et l’exécution du chef de ce dernier, Abdelmalek Rigi. Le groupe opère principalement dans la province du Sistan-Baloutchistan, le long de la frontière avec le Pakistan, et revendique la défense des droits politiques et religieux de la minorité sunnite baloutche au sein de la théocratie chiite iranienne. Il est classé organisation terroriste par l’Iran comme par les États-Unis.

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En juillet 2025, des militants de Jaïsh al-Adl avaient attaqué le palais de justice de Zahedan, faisant six morts parmi les civils et plus de vingt blessés. En août 2025, une nouvelle attaque contre un commissariat dans la même province avait causé quatre morts supplémentaires.

Deuxième exécution en deux jours

La veille, un autre homme condamné pour collaboration avec les services de renseignement israéliens avait également été exécuté. Selon plusieurs ONG, dont Amnesty International, l’Iran figure parmi les pays qui recourent le plus à la peine capitale dans le monde, derrière la Chine.

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