Mali : la Russie refuse de retirer ses forces malgré l'appel des rebelles

Le Kremlin a affirmé jeudi 30 avril que les forces russes resteraient au Mali, rejetant l’appel des rebelles indépendantistes à leur retrait du pays. Cette annonce du porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, formulée lors de son briefing quotidien, intervient cinq jours après une offensive coordonnée qui a secoué plusieurs régions maliennes.

Les appels au retrait s’intensifient après l’offensive du weekend

Le 25 avril, le Front de libération de l’Azawad (FLA) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) ont lancé une offensive simultanée contre sept villes maliennes, dont Bamako, Kidal, Gao, Mopti et Sévaré. Les assaillants ont ciblé des installations militaires, des commissariats et des infrastructures gouvernementales. Selon les autorités maliennes, les combats ont causé 16 blessés civils et militaires et des dégâts matériels limités.

Mercredi 29 avril, Mohamed Elmaouloud Ramadane, porte-parole du FLA, a appelé Moscou à se retirer « définitivement de l’Azawad et au-delà, de tout le Mali ». Les rebelles, composés de communautés touareg, peules et arabes, revendiquent le contrôle du territoire nord du Mali qu’ils désignent sous le nom d’Azawad.

Publicité

Moscou affirme poursuivre sa mission antiterroriste

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a répondu lors de son briefing quotidien que la Russie « poursuivra, y compris au Mali, la lutte contre l’extrémisme, le terrorisme et autres manifestations négatives ». Peskov a précisé que Moscou continuerait à « apporter son aide aux autorités en exercice », à Bamako. Ce positionnement traduit la détermination de la Russie à maintenir son ancrage en Afrique de l’Ouest. Le FLA a indiqué poursuivre ses opérations dans la région et viser d’autres localités stratégiques.

Une situation maîtrisée

Le président malien Assimi Goïta a rompu le silence affirmant que la situation sécuritaire était « maîtrisée ». Dans un discours retransmis par l’ORTM, il a assuré qu’un « violent coup d’arrêt a été donné aux assaillants » et que le « plan funeste de l’ennemi a été déjoué ». Le même jour, Goïta a reçu l’ambassadeur de Russie au Mali, Igor Gromyko, au palais de Koulouba, l’ambassadeur russe réaffirmant le soutien de son pays au Mali dans la lutte contre le terrorisme et évoquant l’action conjointe entre les Forces armées maliennes et les forces russes.

2 réflexions au sujet de “Mali : la Russie refuse de retirer ses forces malgré l'appel des rebelles”

  1. On sait tous que c’est une guerre de relais (proxy war), depuis que le Mali et les autres pays du Sahel ont refusé de prendre des miettes de ce est à eux sous leurs pieds 👣 (sous sol)

    Répondre

Laisser un commentaire