Pourquoi Léon XIV refuse de soutenir la guerre malgré les attaques de Trump

De retour à Rome après une tournée apostolique de onze jours en Afrique, le pape Léon XIV a réaffirmé le 23 avril 2026, lors d’une conférence de presse à bord du vol papal depuis Malabo, en Guinée équatoriale, son refus de cautionner les opérations militaires en cours au Moyen-Orient. Une position maintenue malgré les attaques répétées du président américain Donald Trump.

Pour illustrer son propos, le pontife a révélé porter dans sa poche la photographie d’un enfant libanais musulman, tué lors de la dernière phase du conflit israélo-libanais. Cet enfant avait été photographié lors de la visite du pape au Liban, tenant une pancarte sur laquelle on lisait : « Bienvenue pape Léon ». « En tant que pasteur, je ne peux pas être en faveur de la guerre », a-t-il déclaré devant les journalistes qui l’accompagnaient.

Un bras de fer inédit entre la Maison-Blanche et le Vatican

Le conflit verbal entre Trump et Léon XIV a éclaté au grand jour après le lancement de l’opération militaire conjointe américano-israélienne contre l’Iran, baptisée « Operation Epic Fury », le 28 février 2026. Dès le lendemain, le pontife avait exprimé sa « profonde préoccupation » et appelé à stopper « la spirale de violence ».

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Trump a répondu publiquement en qualifiant le pape de « faible sur le crime » et de « terrible pour la politique étrangère » sur Truth Social et devant des journalistes. Le vice-président JD Vance a de son côté demandé au pape de « s’en tenir aux questions de morale », contestant sa déclaration selon laquelle Dieu « n’est jamais du côté de ceux qui brandissent l’épée ». Face à ces attaques, Léon XIV avait répliqué depuis le vol papal vers Alger : « Je n’ai aucune peur de l’administration Trump. »

Un appel à la négociation, pas à la capitulation

À bord du vol de retour d’Afrique, Léon XIV a également appelé Washington et Téhéran à reprendre les négociations, jugeant la situation « clairement très complexe ». Il a condamné la peine de mort, défendu les droits des migrants et mis en cause les pays riches sur leur responsabilité dans les flux migratoires.

La prochaine échéance diplomatique du Saint-Siège est le voyage apostolique prévu en Espagne, où les questions migratoires dominent le débat public. Le pape devrait y maintenir la même ligne, selon Vatican News.

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