Aliko Dangote, industriel nigérian et dirigeant du groupe Dangote, prévoit d’ouvrir le capital de sa raffinerie de pétrole située à Lagos à des investisseurs africains. Le projet porte sur la cession d’environ 10 % des parts via une introduction en bourse envisagée sur plusieurs places financières du continent.
Selon les informations rapportées par plusieurs médias économiques africains, cette opération prendrait la forme d’une IPO multi-places, une première à cette échelle en Afrique. L’objectif affiché est de mobiliser des ressources financières pour soutenir un programme d’investissement estimé à 40 milliards de dollars sur cinq ans.
Une levée de fonds pour financer l’expansion industrielle
Le groupe Dangote a récemment annoncé son intention d’accroître ses capacités industrielles, notamment dans la production d’engrais à base d’urée et dans le développement de la raffinerie. Ce plan d’expansion, présenté en avril, repose en partie sur des discussions engagées avec la Banque africaine d’import-export, institution panafricaine spécialisée dans le financement du commerce.
La cession d’une participation minoritaire dans la raffinerie s’inscrit dans cette stratégie de financement. L’entreprise envisagerait également de proposer des dividendes libellés en dollars américains afin de renforcer l’attractivité de l’opération auprès des investisseurs, qu’ils soient locaux ou internationaux.
Une opération financière inédite en Afrique
Le recours à une cotation simultanée sur plusieurs bourses africaines constituerait une innovation sur les marchés financiers du continent. Une telle approche viserait à élargir la base d’investisseurs et à faciliter l’accès au capital pour un projet d’infrastructure de grande envergure.
La raffinerie Dangote, présentée comme la plus grande installation de ce type en Afrique avec une capacité d’environ 650 000 barils par jour, joue déjà un rôle central dans l’approvisionnement en carburants au Nigeria et dans plusieurs pays voisins. Sa mise en service progressive a contribué à réduire la dépendance du pays aux importations de produits pétroliers.
Un calendrier encore en préparation
Le calendrier précis de cette introduction en bourse n’a pas été officiellement communiqué. Certaines étapes, notamment la sélection des places boursières concernées et la structuration de l’offre, restent en cours de finalisation selon les informations disponibles.
L’opération pourrait intervenir à partir de 2026, sous réserve de la validation des autorités de régulation des marchés financiers dans les pays concernés.



