La gendarmerie de Diouloulou a mis en échec, mercredi, une tentative de départ clandestin impliquant 42 personnes découvertes dans la forêt de Niafrang, sur le territoire de la commune de Kataba 1, dans le département de Bignona dans le sud du pays. Le groupe, composé de 32 hommes, 8 femmes et 2 enfants, a été appréhendé aux alentours de midi à la suite de renseignements opérationnels exploités par la Brigade territoriale selon Le Soleil.
Une route terrestre vers les côtes atlantiques
La forêt de Niafrang, proche de la frontière gambienne, constitue un point de transit régulièrement emprunté par des candidats au départ vers les côtes sénégalaises ou gambiennes, d’où partent des embarcations de fortune en direction des îles Canaries. La route atlantique ouest-africaine reste l’une des plus meurtrières recensées par les organisations internationales de suivi des migrations.
Le 4 mars 2026, les garde-côtes avaient secouru 139 migrants à bord d’une pirogue en dérive depuis plusieurs jours au large des côtes sénégalaises. Le corps sans vie d’un nouveau-né avait été retrouvé à bord de l’embarcation, selon les informations rapportées à l’époque.
La migration légale comme réponse structurelle
Face à la persistance des départs irréguliers, les autorités sénégalaises ont engagé des démarches auprès de partenaires européens pour développer des filières de migration circulaire encadrées. Des appels à candidatures pour des programmes de travail saisonnier en Espagne sont régulièrement diffusés par les services compétents, ciblant notamment les jeunes sans emploi des régions les plus exposées aux réseaux de passeurs.
La loi sénégalaise réprime l’organisation de l’émigration clandestine sous l’article 5 de la loi n° 2005-06 du 10 mai 2005 relative à la lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées, qui prévoit des peines pouvant aller jusqu’à dix ans de réclusion criminelle pour les organisateurs de ces réseaux. Le sort judiciaire des 42 personnes interpellées à Niafrang dépendra des conclusions de l’enquête menée par la Section de Recherches de Ziguinchor.



