La porte-parole du gouvernement sénégalais, Marie Rose Khady Fatou Faye, a publié une mise au point pour contester un article de RFI faisant état d’une mobilisation importante à Dakar. La responsable gouvernementale évoque un « démenti formel » face à ce qu’elle considère comme une présentation exagérée des faits.
Dans sa déclaration, la Secrétaire d’État indique que des mouvements de transporteurs ont bien eu lieu dans la capitale, mais dans un cadre de concertation toujours en cours avec les autorités. Elle affirme que ces discussions ont déjà permis des avancées concrètes, sans toutefois en détailler la nature.
Des divergences d’appréciation sur l’ampleur du mouvement
Selon RFI, la mobilisation concernait un cortège structuré autour du Front syndical pour la défense du travail, regroupant plusieurs centrales syndicales. Le média évoque des revendications liées au respect du pacte national de stabilité sociale signé en mai 2025, que les syndicats jugent insuffisamment appliqué.
Le gouvernement conteste cette lecture. Dans sa communication, Marie Rose Khady Fatou Faye soutient que ce pacte est bien en cours d’exécution et qu’il constitue toujours le cadre de référence du dialogue social entre les autorités et les partenaires sociaux.
Le dialogue social maintenu selon l’Exécutif
La porte-parole du gouvernement insiste sur la poursuite des réformes économiques engagées et sur la volonté de maintenir un dialogue ouvert avec les organisations professionnelles. Elle rappelle également l’attachement de l’exécutif à la liberté de la presse, tout en appelant à davantage de rigueur dans le traitement des informations sensibles.
Le pacte national de stabilité sociale, signé en mai 2025 entre l’État, les syndicats et le patronat, prévoit notamment des engagements sur le pouvoir d’achat, les conditions de travail et la stabilité des prix. Sa mise en œuvre reste un point central des échanges entre les différentes parties.
Les syndicats avaient prévenu, avant la marche, que d’autres actions pourraient suivre si leurs revendications n’étaient pas prises en compte, évoquant notamment la possibilité d’une grève générale susceptible d’affecter plusieurs secteurs de l’économie. Aucune nouvelle date de négociation n’a été annoncée pour le moment.



