Sommeil: l'impact sous-estimé des rêves sur la récupération nocturne

Une étude menée par des chercheurs italiens en neurosciences sur 44 adultes en bonne santé, et dont les résultats ont été récemment publiés dans la revue scientifique PLOS Biology apporte un nouvel éclairage sur l’impact de nos rêves sur la qualité du sommeil. En effet, le rêve ne serait pas un signe de perturbation nocturne. Ce serait, en revanche, un signe de sommeil de qualité, réparateur.

Pour parvenir à un tel résultat, les chercheurs se sont appuyés sur des enregistrements de l’activité cérébrale. Leur objectif était de comprendre les mécanismes du sommeil. Le résultat ? Ceux-ci remettent clairement en question l’idée selon laquelle un sommeil de qualité serait nécessairement dépourvu d’activité mentale.

Les rêves auraient un impact finalement positif sur la qualité du sommeil

Bien au contraire. D’après leur étude, certaines phases associées aux rêves semblent liées à une sensation de repos plus profond au réveil. Cette étude, menée sur 44 adultes en bonne santé et sur une période de 196 nuits à l’aide d’électroencéphalogrammes, a permis d’analyser l’état mental de chacun des participants ainsi que de la qualité de leur repos.

Publicité

Environ la moitié des personnes déclarant ne pas avoir rêvé décrivent un sommeil léger, parfois proche de l’éveil. A contrario, les personnes ayant évoqué des rêves intenses, récurrents et profonds ont davantage fait état d’un sommeil profond et réparateur. De quoi ouvrir de nouvelles perspectives sur la façon dont les gens ont de se reposer et sur l’impact du rêve.

De nouvelles perspectives s’ouvrent pour accompagner les personnes qui ont du mal à dormir

Plus spécifiquement, les chercheurs estiment que les rêves pourraient renforcer le sentiment de déconnexion avec l’environnement extérieur. Une percée importante, qui pourrait aider à accompagner les personnes qui souffrent de troubles du sommeil (insomnies, hypersomnies). Attention cependant, les auteurs rappellent que de nouvelles recherches sont nécessaires pour confirmer ces résultats et surtout, explorer de nouvelles pistes d’accompagnement des personnes souffrant des maux évoqués ci-dessus (qui représentent 15 à 20 % de la population mondiale).

Laisser un commentaire