L’organisation de défense des droits humains Amnesty International a accusé mardi plusieurs chefs d’État, dont Donald Trump, Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahu, d’agir comme des dirigeants « prédateurs » dans son rapport annuel publié en 2026. L’ONG affirme que ces responsables politiques ont contribué à fragiliser les règles internationales, tout en appelant les autres États à réagir face à ces pratiques.
Selon Amnesty International, ces dirigeants agissent au mépris des règles et des organisations internationales mises en place après la Seconde Guerre mondiale. L’organisation estime que cette évolution contribue à un ordre mondial dans lequel « la guerre remplace la diplomatie ».
Une critique directe de l’inaction des États
Dans son rapport, Amnesty International pointe également l’attitude d’autres gouvernements, accusés de ne pas avoir opposé de réponse ferme en 2025. « De nombreux dirigeants ont fait preuve de lâcheté alors qu’ils devraient résister », indique l’ONG, qui appelle à une mobilisation plus claire en faveur du respect du droit international.
L’organisation considère que cette absence de réaction contribue à renforcer des pratiques qu’elle juge contraires aux normes internationales, notamment en matière de conflits armés, de gouvernance et de respect des libertés fondamentales. Elle invite les États à utiliser les instruments diplomatiques et juridiques existants pour répondre à ces situations.
Des tensions internationales persistantes
Les critiques formulées interviennent alors que plusieurs crises continuent de marquer la scène internationale. La guerre en Ukraine, engagée par la Russie depuis 2022, se poursuit, avec des accusations visant Moscou, notamment de la part d’organisations internationales et d’ONG, concernant des frappes sur des infrastructures civiles. La Cour pénale internationale a émis en 2023 un mandat d’arrêt contre Vladimir Poutine, toujours en vigueur.
Au Moyen-Orient, les opérations militaires menées par Israël dans la bande de Gaza font l’objet de critiques récurrentes de la part d’organisations internationales et humanitaires. La Cour internationale de justice a été saisie dans une procédure visant l’État israélien, tandis que plusieurs ONG dénoncent les conditions d’accès à l’aide pour les populations civiles. Aux États-Unis, le retour au pouvoir de Donald Trump en 2025 s’accompagne de décisions politiques critiquées par certaines organisations, notamment sur les questions migratoires et institutionnelles.
Un climat global de recul des libertés
Amnesty International relève, dans ce même rapport, une dégradation plus large de la situation des droits humains à l’échelle mondiale. L’organisation évoque une multiplication des restrictions visant la liberté d’expression, les médias et les organisations de la société civile dans plusieurs régions.
Elle alerte également sur un affaiblissement des institutions internationales chargées de faire respecter les normes communes, estimant que leur autorité est de plus en plus contestée par certains États. Le rapport annuel d’Amnesty International doit alimenter les discussions au sein de plusieurs instances internationales dans les mois à venir, notamment lors des prochaines sessions consacrées aux droits humains au sein des organisations multilatérales.




Ces ONG partaient d’une bonne intention mais elles sont devenues plus toxiques qu’autre chose