Xénophobie en Afrique du Sud : le Ghana hausse le ton

Le 23 avril 2026, le ministère ghanéen des Affaires étrangères a convoqué Thando Dalamba, Haut-Commissaire par intérim de l’Afrique du Sud à Accra, pour lui signifier la protestation formelle du Ghana face à des actes d’intimidation et de harcèlement visant des ressortissants étrangers, dont des Ghanéens, dans plusieurs provinces sud-africaines. La démarche fait suite à la diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos montrant des migrants africains pris à partie par des groupes anti-immigrés.

L’incident le plus cité dans la protestation officielle concerne un ressortissant ghanéen en situation régulière au KwaZulu-Natal, interpellé par des militants sud-africains qui lui ont réclamé ses papiers avant de lui ordonner de quitter le pays. Selon le communiqué du ministère ghanéen des Affaires étrangères daté du 23 avril, le ressortissant a depuis été localisé par la Haute-Commission du Ghana à Pretoria et bénéficie d’une assistance consulaire. Aucun décès n’a été signalé parmi les ressortissants ghanéens lors des incidents récents.

Ablakwa interpelle directement Lamola

La convocation du diplomate sud-africain a été précédée d’un entretien téléphonique entre le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, et son homologue sud-africain, Ronald Lamola, ministre des Relations internationales et de la Coopération. Ablakwa a indiqué que Lamola avait exprimé ses regrets et confirmé l’ouverture d’enquêtes sur les incidents. Le Haut-Commissaire par intérim a de son côté assuré, lors de la convocation, que les autorités sud-africaines suivaient la situation de près et prenaient des mesures pour prévenir toute escalade.

Des attaques portées par des mouvements organisés

Les incidents visés ont été déclenchés par des marches anti-immigrés menées notamment par Ngizwe Mchunu, ancien animateur de la radio Ukhozi FM, accompagné des mouvements March and March et Phakelumthakathi, actifs dans le centre-ville de Durban depuis le 20 avril 2026. Ces groupes organisent des descentes dans des commerces tenus par des étrangers pour vérifier la régularité de leur situation administrative, selon le site d’information sud-africain Briefly News.

Ablakwa a rappelé que le Ghana avait soutenu l’Afrique du Sud durant la lutte contre l’apartheid, sous la présidence de Kwame Nkrumah. Le ministère ghanéen des Affaires étrangères a indiqué qu’il maintiendrait ses contacts diplomatiques avec Pretoria jusqu’à obtention de garanties concrètes sur la sécurité de ses ressortissants. Mchunu a par ailleurs annoncé l’extension de sa campagne à Johannesburg dans les prochains jours.

13 réflexions au sujet de “Xénophobie en Afrique du Sud : le Ghana hausse le ton”

  1. Il en est ainsi de la nature humaine. Vous avez la mémoire courte

    – 1882, des anciens esclaves américains au Libéria reproduise un système ségrégationniste contre les « natives » (autochtones)

    \\\\.///
    (@_@)

    Répondre
  2. La victime devient souvent bourreau en utilisant les méthodes qu’elle a subies. Vous avez la mémoire courte

    -En 1882, les anciens esclaves noirs arrivés au Libéria instaurent un système ségrégationniste contre les « natives » (autochtones)

    -en 1969 expulsions par le Ghana des nigérians

    – -En 1983 de mémoire, le Nigéria expulse 1,2 million d’africains en 15 jours via le Bénin

    \\\\.///
    (@_@)

    Répondre
  3. Vous avez la mémoire courte

    -En 1882, les USA rachètent des terres en Afrique, nomment le pays Libéria et des anciens esclaves noirs s’y installent avant d’instaurer un système ségrégationniste contre les « natives » (autochtones) qui vivaient là depuis des siècles. Cette situation conduira au coup d’état de de Samuel DOE, un « native »

    -En 1983 de mémoire, le Nigéria expulse 1,2 million d’africains en 15 jours via le Bénin. Tout le monde se souvient des hordes de réfugiés démunis, traversant Cotonou, Lomé, Accra et les scènes de panique et de violence à l’aéroport d’Ikeja (Lagos), à l’embarcadère d’Apapa…
    Le prétexte : l’expulsion en 1969 par le Ghana des nigérians

    \\\\.///
    (@_@)

    Répondre
    • C’est pour cela que tu veux chasser le berger Aziz dans son poulailler du Boukana Fascho…koin koin koin

      Répondre
  4. Il vous reste encore de temps pour comprendre
    J ai eu à faire des posts..et j ai été insulté
    Je répète que l arpar theid en Afrique du Sud.. était justifié..
    Le développement séparé..avait des motifs
    Les blancs ne pouvaient avoir des projets communs avec des sauv ages

    Répondre
    • Ton espoir de libérateur du fameux Kemi Seba aura du pain sur la planche pour son aventure s’il obtenzit l’asile politique là-bas. Quelque soit l’issu de son procès, il s’en sortira perdant car indésirable au Bénin d’une part, dans tout l’AES d’autre part et en danger en Afrique du Sud et ailleurs car dans le miroir des Russes do’t nous connaissons les méthodes expéditives, suivez mon regard.

      Répondre
  5. Même Nel Olivier, notre baobab national était venu à leurs secours par son titre: Opheaval, disponible sur YouTube.com

    Répondre
  6. Séquelles de l’apartheid. Le syndrome du sauveur blanc. Qui aurait pensé qu’après tant d’années de réduction en servitude sur leurs propres terres, les sud Africains se comporteraient ainsi contre leurs semblables.

    Répondre
    • Et cela signifie tout simplement sans généraliser que les Sud-Africains noirs manquent de « CONSCIENCE ».
      Le monde entier était à la trousse de l’Apartheid, et voila aujourd’hui comment les noirs Sud-Africains traitent les africains originaires du continent noir africain.

      Répondre
      • Ce n’est pas une raison pour accueillir tous les noirs du monde.
        Ceesez les coups d’Etat et développer chez vous au lieu de chercher à envahir les autres pays font les dirigeants travaillent, c’est cela la vérité, la vraie.

        Répondre

Laisser un commentaire