Afrique : William Ruto plaide pour un partenariat avec la France fondé sur l’égalité souveraine

Le président kényan William Ruto a appelé mardi 12 mai à Nairobi à refonder les relations entre l’Afrique et la France sur le principe de l’égalité souveraine. Il s’exprimait à l’ouverture de l’Africa Forward Summit, qu’il copréside avec le président français Emmanuel Macron au Kenyatta International Convention Centre, en présence d’une trentaine de dirigeants africains et du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies.

Devant les participants, William Ruto a estimé que les relations entre l’Afrique et ses partenaires devaient être fondées sur le respect mutuel plutôt que sur « la dépendance, l’aide ou l’extraction ». Le chef de l’État kényan a défendu une coopération reposant sur des investissements profitables aux deux parties et sur des engagements qu’il a présentés comme équilibrés.

Priorités économiques et technologiques

William Ruto a détaillé plusieurs axes jugés essentiels pour accélérer le développement du continent. Il a cité l’amélioration de la mobilisation des ressources internes, la réforme du système financier international, le renforcement des infrastructures de transport et de connectivité, ainsi que la transition énergétique.

Le président kényan a également insisté sur l’industrialisation verte et sur la formation des jeunes aux compétences liées à la créativité, à l’innovation, à l’entrepreneuriat et à l’intelligence artificielle. Selon lui, ces leviers doivent permettre aux pays africains de mieux valoriser leur potentiel économique.

Emmanuel Macron poursuit sa stratégie de rapprochement

La tenue de ce sommet à Nairobi marque une nouvelle étape dans la politique africaine d’Emmanuel Macron, qui cherche à diversifier les partenariats de la France au-delà de ses relations traditionnelles avec les pays francophones. Le choix du Kenya, première économie d’Afrique de l’Est selon la Banque mondiale, illustre cette orientation.

En juillet 2023, lors du Sommet pour un nouveau pacte financier mondial organisé à Paris, William Ruto avait déjà plaidé aux côtés d’autres dirigeants africains pour une réforme des règles de financement international afin de réduire le coût de l’endettement pour les pays du Sud. L’Africa Forward Summit doit se poursuivre jusqu’au 13 mai avec des discussions consacrées au financement du développement, à l’énergie, aux infrastructures et à l’innovation.

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