Le journaliste français Christophe Gleizes a reçu lundi 11 mai la visite du consul de France à Alger, une première depuis son arrestation il y a près d’un an en Algérie. L’information a été confirmée mardi 12 mai par Reporters sans frontières (RSF), alors que ce correspondant sportif purge une peine de sept ans de prison prononcée par la justice algérienne.
Selon Thibaud Bruttin, directeur général de RSF, Bruno Clerc, consul de France à Alger, s’est rendu auprès du journaliste. À l’Agence France-Presse, il a indiqué que Christophe Gleizes « a la santé et le moral ».
Une première visite consulaire après plusieurs mois de détention
Christophe Gleizes, collaborateur du magazine français So Foot, est détenu depuis mai 2025 en Algérie. Sa condamnation à sept ans de prison a suscité une mobilisation de RSF, qui demande sa libération et dénonce une atteinte à la liberté de la presse.
Jusqu’à cette visite, aucun représentant diplomatique français n’avait pu le rencontrer en détention. Pour l’organisation de défense des journalistes, ce contact direct constitue une étape importante pour suivre ses conditions de détention et maintenir un lien consulaire régulier.
Une décision annoncée après une rencontre entre Paris et Alger
La visite avait été convenue à l’issue d’un entretien tenu samedi 9 mai à Alger entre le président algérien Abdelmadjid Tebboune et Alice Rufo, ministre française déléguée aux Armées.
Cette initiative intervient alors que la France et l’Algérie ont repris leurs échanges politiques après plusieurs mois de tensions diplomatiques. Le retour de l’ambassadeur de France à Alger et la visite de la responsable française ont marqué une volonté de rétablir un dialogue entre les deux capitales.
Une possible grâce présidentielle évoquée
Début mai, la famille de Christophe Gleizes a annoncé qu’il avait renoncé à son pourvoi en cassation. Cette décision pourrait lui permettre de solliciter une grâce présidentielle auprès des autorités algériennes. Aucune annonce officielle n’a toutefois été faite à ce stade sur une éventuelle mesure de clémence. La prochaine évolution attendue concerne désormais la décision du président Abdelmadjid Tebboune sur une possible grâce.


